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À Montréal, des milliers de tonnes de verre au dépotoir, fau

par Jeromec, samedi 22 avril 2023, 18:50 (il y a 1097 jours) @ Jeromec

Avec l'obsession des oliticiens de recycler en QUANTITÉS plutôt qu'en QUALITÉ... inspecter quelques bacs de recyclage pour comprendre qu'il y a place à amélioration....

https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1965350/montreal-tri-verre-machinerie-bris

À Montréal, des milliers de tonnes de verre au dépotoir, faute de recyclage

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Jean-Philippe Robillard (accéder à la page de l'auteur)
Jean-Philippe Robillard
Publié le 23 mars 2023
Trois ans après l’inauguration du Centre de tri de Lachine, dans l’ouest de Montréal, la machinerie pour améliorer le recyclage du verre ne fonctionne plus. L'équipement est à l'arrêt depuis plusieurs mois en raison de bris mécaniques, et ce n’est pas la première fois qu’il connaît des ratés.

Selon nos informations, le système d'une valeur de 2,5 millions de dollars offert par Éco Entreprise Québec n'a fonctionné qu'environ un an jusqu'à présent et des milliers de tonnes de verre récupéré par les Montréalais ont été envoyées à l’enfouissement.

Quand le Centre de tri de Lachine a été inauguré, la Ville de Montréal fondait beaucoup d’espoir dans l'équipement à la fine pointe de la technologie que lui a donné Éco Entreprise Québec pour améliorer la qualité du tri du verre et pour trouver de nouveaux débouchés afin de le recycler.

À l’époque, la mairesse de Montréal, Valérie Plante, avait affirmé qu’avec un tel équipement, la Ville allait valoriser davantage le verre parce que le système de nettoyage allait être plus performant. Idéalement, ce qu'on souhaite, c'est que ce verre-là, on puisse le réutiliser en bouteilles, avait déclaré la première magistrate.


Certains croyaient même qu'il pourrait permettre de produire un verre d’une pureté suffisante pour approvisionner la fonderie Owens-Illinois, à Montréal.

Cependant, trois ans plus tard, le système ne fonctionne plus en raison de bris mécaniques. Le PDG de la société Via, Jean-Sébastien Daigle, qui gère maintenant le Centre de tri, affirme que l’équipement n'est pas fonctionnel depuis le mois d’octobre : À notre arrivée, il était à l'arrêt; [...] il y a des réparations à faire parce qu'il y a des trucs qui ont été brisés sur l'équipement.

Il a cependant bon espoir que le système sera bientôt réparé et remis en service. On est en attente de certaines pièces, [...] il y a de longs délais de livraison. L’ensemble des pièces devrait arriver au courant du mois de mai, donc on vise un démarrage au mois de juin, précise M. Daigle.

Une source qui désire conserver l'anonymat confirme que la machine a souvent été à l’arrêt. Il faut souvent la réparer. Ça demande beaucoup de maintenance, indique cette personne.

Le directeur de la gestion des matières résiduelles au Service de l’environnement de la Ville de Montréal, Arnaud Budka, est bien conscient de la situation : La machine a eu beaucoup de problèmes de fonctionnement, et là, maintenant, on fait face aux enjeux d’approvisionnement. […] C’est vraiment une question de disponibilités des pièces et d’efficacité de la technologie.

Il ajoute qu'on est dans une situation où on n’a pas pu profiter pleinement de cet équipement parce qu’il s’est brisé, parce qu’il y a eu des problèmes de performance et que c’est un nouvel équipement.

M. Budka rappelle que le système a été offert à la Ville de Montréal et au Centre de tri de Lachine dans le cadre d'un projet pilote du plan Verre l'innovation d'Éco Entreprise Québec. il faut garder à l'esprit qu'il y a des [projets] pilotes qui réussissent et d'autres qui ne sont pas des succès, dit-il.

Du verre de « bonne » qualité envoyé à l'enfouissement
La Ville de Montréal affirme cependant que la qualité du tri du verre produit par le système est bonne. Une source affirme pour sa part que même lorsque la machine fonctionnait correctement, le verre était envoyé à l’enfouissement, où il était utilisé comme matière de recouvrement, ce que nous a confirmé une porte-parole de la Ville de Montréal.

La qualité du verre produit était bonne. Cependant, Ricova a mentionné être incapable d'envoyer le verre pour des fins de recyclage, bien que des tests aient été réalisés. Le verre a donc été valorisé au site d'enfouissement pour des usages tels le recouvrement journalier ou la construction de voies de circulation, a mentionné cette porte-parole.

Depuis l’inauguration du Centre de tri de Lachine, la Ville de Montréal a donc dû acheminer des milliers de tonnes de verre récupéré par les Montréalais à l’enfouissement.

« Nous avons installé et utilisé les équipements du système de traitement du verre dès la prise de possession du Centre de tri de Lachine. Le verre trié a toujours été valorisé pendant l’entièreté du contrat. À l’automne 2022, nous étions en bonne posture pour conclure une entente avec un recycleur québécois intéressé à se porter acquéreur de notre verre. »

— Une citation de Laurence Tôth, directrice des communications, affaires publiques et gouvernementales, chez Ricova
Toutefois, depuis novembre dernier, le nouveau gestionnaire du Centre de tri, la société Via, l'envoie chez Bellemare, une entreprise de la Mauricie qui l’utilise pour du sablage au jet ou pour de la filtration d'eau de piscine. Le directeur de la gestion des matières résiduelles au Service de l’environnement de la Ville de Montréal admet que la métropole doit payer plus cher pour éviter l'enfouissement. Ça nous coûte plus cher, c'est sûr. Mais ça nous permet d'avoir un verre qui est décontaminé sur place. C'est ce que devait faire l'équipement de tri qui est non fonctionnel, dit-il.

Le Centre de tri de Lachine reçoit environ 90 000 tonnes de matières recyclables par année. Environ 13 % de cette matière est du verre, soit 11 700 tonnes.

Au Centre de tri de Saint-Michel, le gestionnaire continue d'acheminer le verre récupéré à l'enfouissement. Chaque année, de 90 000 à 100 000 tonnes de matières recyclables y sont acheminées, dont 20 % de verre. Ce sont donc annuellement environ 20 000 tonnes de verre qui sont envoyées dans des sites d'enfouissement.

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https://www.journaldemontreal.com/2023/02/02/grande-amelioration-de-la-qualite-au-centr...

Centre de tri de Lachine: des améliorations encore loin des standards requis


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«Grande amélioration de la qualité» au centre de tri de Lachine - explications
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AUDREY SANIKOPOULOS
Jeudi, 2 février 2023 14:28
MISE À JOUR Jeudi, 2 février 2023 16:38
Quelques mois après avoir vécu des problèmes majeurs de recyclage, Montréal est parvenue à améliorer la performance de son centre de tri de Lachine, mais continue d’être encore loin des standards nord-américains.

La Ville de Montréal avait payé à prix fort pour ce centre de tri qui devait être «le plus moderne et le plus avancé d’un point de vue technologique au Québec», selon la mairesse Valérie Plante.


Mais les problèmes se sont enchaînés depuis l’ouverture en 2019 de ce centre payé 53 millions $. Avec les entrepôts proches de déborder, la société responsable de la gestion du site, Ricova, s’était fait retirer son contrat par la Ville en septembre dernier.


La Société VIA a repris le contrôle des opérations un mois plus tard. Plus de trois ans après l’ouverture du centre, des progrès commencent seulement à se faire ressentir.


PHOTO AGENCE QMI, AUDREY SANIKOPOULOS
Le taux de contamination du papier recyclé vient de passer en dessous du seuil des 10 %, a expliqué Jean-Sébastien Daigle, président-directeur général de Société VIA.

«Quand la transition avec Ricova a été faite, on était avec des taux de contamination qui étaient de plus de 30 %. On a divisé par trois en quelques mois finalement», a souligné Arnaud Budk, directeur de la gestion des matières résiduelles de la Ville.

Ce taux reste cependant bien supérieur aux normes sur la contamination qui sont fixées à 3 % en Amérique du Nord.

«En bas de 10 %, les clients sont capables de l’accepter. Dans un monde idéal, il faudrait des contaminants autour de 5 % ou en bas, puis on est en voie de l’atteindre», a relativisé M. Daigle.

Encore des réparations à venir

À son arrivée, la Société VIA a dû se concentrer sur la formation des trieurs. Mais elle a aussi dû réparer de nombreux équipements, qui ne sont pourtant vieux que de quelques années.

«On a fait beaucoup de réparations depuis qu’on est arrivés», a reconnu M. Daigle.

PHOTO AGENCE QMI, AUDREY SANIKOPOULOS
Le travail n’est toutefois pas fini puisque la machine pour trier le verre, qui a pris plusieurs années avant d’être finalement installée, est encore en panne. Elle devrait reprendre du service sous peu une fois que les pièces commandées seront arrivées.

Le centre doit continuer de s’adapter à la hausse du nombre de matières à recycler en raison de la pandémie. Par exemple, le bond des commandes en ligne a augmenté la quantité de cartons à traiter.

«Un centre de tri, ce n’est jamais parfait, ça dépend de la matière entrante. Il a été bien conçu pour la matière entrante de 2017, aujourd’hui il nécessite des ajustements», a avancé M. Daigle.

Ricova flouait la Ville

Rappelons qu’en plus de sa piètre performance pour le tri du recyclage, le géant des déchets Ricova a aussi été visé par une enquête du Bureau de l’inspectrice générale (BIG) de la Ville de Montréal en 2022.

Jean-Sébastien Daigle, président-directeur général de Société VIA (à gauche) et Arnaud Budk, directeur de la gestion des matières résiduelles de la Ville de Montréal (à droite)
PHOTO AGENCE QMI, AUDREY SANIKOPOULOS
Jean-Sébastien Daigle, président-directeur général de Société VIA (à gauche) et Arnaud Budk, directeur de la gestion des matières résiduelles de la Ville de Montréal (à droite)
Selon le BIG, Ricova n’a pas partagé tous les revenus de la vente des matières recyclables avec la Ville comme elle devait le faire et aurait floué Montréal pour plus d’un million de dollars.

L’inspectrice a demandé à la Ville de résilier les deux contrats de tri de Ricova, mais pour l’heure, seulement celui de Lachine a été rompu, à la faveur de VIA.


PHOTO AGENCE QMI, AUDREY SANIKOPOULOS
Ricova opère donc encore le centre de tri de Saint-Michel, dans l’est de Montréal. L’entreprise a d’ailleurs annoncé qu’elle a atteint un taux de contamination de 2 % avec l’acquisition de six trieurs optiques. Il s’agit d’un investissement privé de 6 millions $.

«Les investissements faits par l’opérateur ont porté leurs fruits. Nous pourrons voir dans les prochains mois si cette performance s’inscrit dans la durée», a réagi Marie-Andrée Mauger, responsable de l’environnement au comité exécutif.


PHOTO AGENCE QMI, AUDREY SANIKOPOULOS
TAUX DE CONTAMINATION DES BALLOTS DE PAPIER
• Septembre (opérateur Ricova) : 29,2 % de contamination

• Octobre (opérateur Ricova): 36,4 % de contamination

• Octobre (opérateur VIA): 9,9 % de contamination

• Novembre (opérateur VIA): 12,9 % de contamination

• Décembre (opérateur VIA): 9 % de contamination

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