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Menaces, tensions, craintes : les partis politiques peinent

par Jeromec, lundi 19 juillet 2021, 12:38 (il y a 1755 jours) @ Jeromec

Les conséquences des décisions délirantes de Légros et cie qui s'est fourré le nez dans les décisions de la santé publique... notamment avec les ports du masques obligatoires... ça des conséquences malheureuse sur l'ensemble de la la classe politique...

Si vous prenez le temps de lire les commentaires sur les fils Twitter de Christian Dubé et François Légros... vous allez flipper de voir le niveau d'aggressivité...

L'Équipe à Légros est chargé de supprimer les messages haineux sur sa page facebook (C'est des jobs à temps plein 24/7), mais ne peuvent pas les supprimer sur twitter...

ça a des conséquences malheureuses sur les autres candidats ou et élus en politique... si vous êtes une femme en politique c'est pire.. si une femme en politique aurait interdit comme Légros se serait fait traiter de ''Cr... de folle)

Bonne nouvelle Jésus Price à Légros passe au Kraken de Seatle(!)

https://www.985fm.ca/nouvelles/sports/410831/repechage-dexpansion-les-canadiens-ne-prot...

On leur souhaite la Coupe Stanley!:-D ;-)


Menaces, tensions, craintes : les partis politiques peinent à recruter des candidats

https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1803645/elections-canada-montreal-insultes-racisme...

La violence des réseaux sociaux et le climat tendu dans l’arène politique font fuir de nombreux candidats potentiels, particulièrement ceux issus de la diversité. À l’inverse, des élus, échaudés, jettent l’éponge.

le 23 juin 2021
« L’écœurantite » a atteint Cathy Wong. Perçue comme une étoile montante de la politique, la conseillère montréalaise, qui fut la première femme à présider le conseil municipal de la métropole et la première élue d’origine chinoise, a décidé de jeter l’éponge.

Jeune mère, Cathy Wong a dû jongler, au cours des derniers mois, entre les changements de couches, ses missions exigeantes en tant que responsable de la lutte contre le racisme pour l’administration de Valérie Plante et une flopée de menaces et d’insultes.

La lutte contre le racisme, c’est extrêmement fatigant. Encore plus lorsqu’on est une personne racisée. Et encore plus lorsqu’on n’est pas très nombreux au conseil municipal à être racisé et à porter ces dossiers.

Une citation de :Cathy Wong, conseillère de Projet Montréal
Sans arrêt, sur les réseaux sociaux, elle reçoit une quantité de messages faisant allusion à ses origines asiatiques. Particulièrement depuis la pandémie. Pour beaucoup, j’incarne la menace de la Chine, déplore-t-elle.

Je ne devrais même pas justifier que je suis Québécoise, pourtant je le répète, mais il y a une limite, assure Cathy Wong, qui veut désormais souffler et passer du temps en famille.

À 36 ans, au terme d’un unique mandat néanmoins très riche et stimulant et malgré des propositions sur le plan fédéral et provincial, elle quittera donc cet automne le monde politique. Et elle n’est pas la seule.

Une virulence fatigante
D’autres élus provenant des minorités visibles et culturelles, à Montréal et ailleurs, ont pris une décision similaire ou ont songé à le faire, heurtés par la violence numérique, mais aussi, par le ton extrêmement agressif entre les membres des formations politiques, note Cathy Wong.

Il suffit qu’un ministre ou que le premier ministre critique un autre chef pour qu’une horde de racistes nous écrivent, souligne le député libéral Frantz Benjamin.

Ce dernier nous lit les insultes qu’il reçoit en permanence. On me dit de retourner dans mon pays, d’aller me faire élire en Haïti, il y a le n-word, des mots associés à la jungle, énumère-t-il.

Il y a des journées où je rentre chez moi complètement démoli.

Une citation de :Frantz Benjamin, député du Parti libéral du Québec
Quand on porte des dossiers de lutte contre le racisme et la discrimination, on est constamment victime de quolibets, souvent d’injures et parfois de menaces. On te suspecte sans cesse de défendre ton groupe d’appartenance, lâche l’ex-conseiller montréalais.

Je ne suis pas une minorité visible, mais pourtant je vis cette virulence, raconte le maire de Verdun, Jean-François Parenteau, qui a pris lui aussi la décision de raccrocher, fatigué par ces insultes.

La politique municipale a changé. C’est un gouvernement de proximité. L’écran crée une distance et les gens se permettent beaucoup de choses. On nous demande de prendre position sur des enjeux fédéraux et provinciaux.

Une citation de :Jean-François Parenteau, maire de Verdun
De religion musulmane, le conseiller montréalais Abdelhaq Sari a longtemps hésité avant d’accepter finalement de se représenter, le 7 novembre prochain, avec l’équipe de Denis Coderre.

M. Sari a dû se rendre ce printemps au Maroc, pour aller au chevet de sa mère, malade et finalement décédée. Un séjour, guère agréable, qui lui a valu une pluie d’insultes. Après avoir passé sous silence ces commentaires, il promet désormais de les dénoncer aux forces policières.

J’ai dû moi-même avoir recours aux enquêteurs lorsque les propos dirigés à mon endroit et celui de ma famille pouvaient nous mettre en danger. J’ai choisi de ne pas plier et ne pas me laisser intimider puisque c’est exactement l’objectif de ces attaques.

Une citation de :Abdelhaq Sari, conseiller d’Ensemble Montréal

De nombreux désistements
Je suis convaincu que l’extrême violence des réseaux sociaux peut dissuader certaines personnes de se lancer en politique, particulièrement celles issues de la diversité. C’est malheureux, regrette Abdelhaq Sari.

Cette crainte inquiète différents partis politiques, qui peinent à recruter des candidats d’envergure issus de la diversité. Cette réalité fait en sorte que des personnes de grande qualité choisissent de ne pas se présenter, confirme Frantz Benjamin.

À Montréal, le parti de Valérie Plante, qui prône depuis plusieurs années une meilleure représentativité à l’hôtel de ville, a essuyé, selon nos informations, plusieurs refus pour une candidature à la mairie de Villeray–Saint-Michel–Parc-Extension.

Des personnalités impliquées dans le milieu des affaires ont refusé la proposition de Projet Montréal. Le parti a finalement opté pour Laurence Lavigne-Lalonde, actuellement élue dans Mercier–Hochelaga-Maisonneuve, qui n’était pas le premier choix de ses dirigeants.

Le climat actuel n’est pas évident, reconnaît Guedwig Bernier, le président de Projet Montréal.

Il y a un momentum, les partis sont ouverts, mais la violence des réseaux sociaux est importante. Les commentaires peuvent être acerbes.

Une citation de :Guedwig Bernier, président de Projet Montréal
Le jeu, parfois, n’en vaut pas la chandelle, affirme l'entrepreneur Frantz Saintellemy, l’un des chefs de file de la communauté haïtienne, maintes fois contacté par différents partis politiques.

Il faut mesurer le risque et le gain. Il y a une grande peur, encore plus importante pour les communautés culturelles. Je connais plusieurs personnes qui ont décliné. Elles se disent que leur carrière professionnelle peut être détruite, raconte l’homme d’affaires.

À ses yeux, on laisse passer peu de choses à des candidats ou élus issus de la diversité. Ce sentiment est partagé par les nombreux témoins qui ont confié leurs craintes à Radio-Canada.

Une personne issue de la diversité a un poids encore plus lourd à porter sur ses épaules. C’est extrêmement pesant. Personne n'a le goût de se faire rentrer dedans.

Une citation de :Will Prosper, documentariste
Approché par Projet Montréal, le documentariste Will Prosper hésite toujours à se lancer dans Montréal-Nord. Dans le même temps, il a été en contact avec des dizaines de candidats potentiels, pour divers partis, qui sont très hésitants. On a tout le poids de notre communauté sur nous, explique-t-il. Tu ne dois pas foirer. C’est une lourde pression.

Une personne d’un groupe sous-représenté ne représente pas juste son district, mais tout son groupe. Ce n’est pas facile à vivre. Elle voudrait peut-être se présenter pour défendre les ruelles vertes, mais il y aura d’autres thèmes qui viendront à elle, avance Guedwig Bernier.

Candidate pour une élection partielle dans Montréal-Nord en 2016, Kerlande Mibel confirme ce sentiment de découragement.

On voit maintenant des candidats se faire attaquer par des chroniqueurs. Les attaques sont personnelles. C’est odieux.

Une citation de :Kerlande Mibel, présidente du Forum économique international des Noirs
Des menaces visant aussi Trudeau, Legault et Plante
Les insultes et menaces visent de multiples élus. La Sûreté du Québec a récemment constaté une hausse vertigineuse des signalements, qui sont passés de 16 en 2019 à 286 l’an passé. Des menaces de mort ont visé François Legault, Justin Trudeau et la mairesse de Montréal, Valérie Plante. La mairesse de Longueuil, Sylvie Parent, a également porté plainte, et le directeur national de santé publique, Horacio Arruda, a lui aussi été ciblé.

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