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Legault et monsieur Trudeau les hommes de la situation?

par Jeromec, mardi 06 avril 2021, 12:25 (il y a 1860 jours) @ Jeromec

Legault et monsieur Trudeau les hommes de la situation? Permettez moi d'émettre quelques RÉSERVES.... un peu d'humilité quand même....;-)

Legault dit "Ta yeule" à sa femme

https://www.youtube.com/watch?v=42jV8-I8Mqg

http://www.larotonde.ca/entre-complicite-toxicite-affaire-julie-payette/



NTRE COMPLI­CITÉ ET TOXI­CITÉ : L’AF­FAIRE JULIE PAYETTE
Crédit visuel : Nisrine Nail – Direc­trice artis­tique

Édito­rial rédigé par Caro­line Fabre — Rédac­trice en chef

Alors que les contextes sani­taire et poli­tique sont au coeur de la tour­mente, la Gouver­neure géné­rale Julie Payette annonçait sa démis­sion le 21 janvier dernier, moins de quatre ans après être entrée en fonc­tion. Sa déci­sion survient suite à la soumis­sion au gouver­ne­ment d’un rapport concer­nant l’en­vi­ron­ne­ment de travail toxique qu’elle aurait déve­loppé à Rideau Hall. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que ces faits sont loin d’être surpre­nants.

La repré­sen­tante de la Reine Élisa­beth II au Canada, égale­ment comman­dante en chef du pays, se doit de le repré­sen­ter et de rappro­cher sa popu­la­tion. Quelle meilleure manière de le faire qu’en harce­lant ses collègues ? L’an­cienne astro­naute de l’Agence spatiale cana­dienne, ingé­nieure de forma­tion, et ancienne direc­trice de l’ex­ploi­ta­tion du Centre des sciences de Montréal. Elle occu­pait un rôle impor­tant dans un gouver­ne­ment mino­ri­taire, puisqu’elle avait notam­ment le pouvoir de convoquer, de proro­ger et de dissoudre le Parle­ment ; rappe­lons que les libé­raux sont actuel­le­ment mino­ri­taires au Parle­ment. Et qui dit rôle impor­tant dit aussi carac­tère consé­quent, aux risques et périls de celles et ceux qui ont eu le plai­sir de la fréquen­ter dans un cadre formel.

Envi­ron­ne­ment toxique

C’est en énonçant que « toute personne a droit à un envi­ron­ne­ment de travail sain et sûr, à tout moment et en toutes circons­tances », que l’an­cienne Gouver­neure géné­rale a débuté la décla­ra­tion annonçant sa démis­sion. Bien qu’ayant évoqué des raisons person­nelles, notam­ment la santé de son père, comme motif de démis­sion, ce sont pour­tant des plaintes pour gasligh­ting qui auraient eu raison de son poste. Ayant contri­bué à la toxi­cité qu’elle évoque, elle est accu­sée, avec la secré­taire de la Gouver­neure géné­rale Assunta Di Lorenzo, de harcè­le­ment envers les employé.e.s de Rideau Hall.

Des sources gouver­ne­men­tales rapportent qu’en seule­ment quatre mois, deux douzaines de personnes ont signalé à la direc­tion des compor­te­ments abusifs de sa part ou de celle de Di Lorenzo. Impres­sion­nant, pas vrai ? Même la Fédé­ra­tion Étudiante de l’Uni­ver­sité d’Ot­tawa n’avait pas fait aussi bien.

Après avoir analysé le climat de travail au cours des trois ans de règne de Payette, la société Quin­tet Consul­ting Team a fina­le­ment rendu un rapport affi­chant des chiffres inquié­tants. Commandé par le Bureau du Conseil privé que super­vise le ministre des Affaires inter­gou­ver­ne­men­tales, Domi­nic LeBlanc, le rapport concluait que Rideau Hall « était de toute évidence un lieu de travail inac­cep­table ». Pensée pour le moins pers­pi­cace quand nous savons que treize employé.e.s et ancien.ne.s employé.e.s de Rideau Hall avaient accepté de parler à Radio-Canada, sous couvert d’ano­ny­mat, crai­gnant d’éven­tuelles repré­sailles.

Certain.e.s parlent même d’un véri­table régime de terreur, ponc­tué de crises de larmes, de colère, de hurle­ments, de compor­te­ments agres­sifs, et même d’hu­mi­lia­tions publiques. « 75 % des 92 parti­ci­pants à l’exer­cice, qui a été mené de façon confi­den­tielle, ont décrit le milieu de travail comme étant « hostile » ou « néga­tif » (43 personnes), voire « toxique » ou « empoi­sonné » (26 personnes). Une personne sur cinq (20 en tout) a confié « avoir été témoin de harcè­le­ment » ou y a fait réfé­rence », parta­geait La Presse suite à la publi­ca­tion du rapport.

Combien de temps ces personnes ont-elles enduré les mauvais trai­te­ments infli­gés par une femme au carac­tère pour le moins explo­sif ? Car, même celles et ceux qui ont cher­ché de l’aide se sont retrouvé.e.s face à un mur, puisque les respon­sables « ont dit au person­nel qu’ils.elles ne pouvaient rien faire contre le harcè­le­ment, parce qu’ils.elles étaient victimes de ce même harcè­le­ment », citaient certaines des treize personnes anonymes à Radio-Canada.

Dans la suite de la décla­ra­tion annonçant sa démis­sion, Payette s’est justi­fiée en disant que « nous vivons tous les choses diffé­rem­ment ». Ça veut dire quoi cette phrase ? Qu’elle ne pensait pas à mal en humi­liant ses collègues ? Faire preuve de mauvaise foi et ne pas assu­mer ses actes ne mènera cepen­dant à rien, surtout quand plusieurs personnes, treize ici, vous accusent de quelque chose. Pourquoi personne n’a d’ailleurs réagi depuis 2017 ? Si l’ex­cuse du soudain compor­te­ment toxique aurait pu passer avec quelqu’un d’autre, le passé trouble de Payette ne lui permet pas ce doute.

Passé tour­menté

Nommée par le Premier ministre Justin Trudeau lors d’un proces­sus plutôt flou, l’an­cienne astro­naute avait déjà été l’objet de plaintes non offi­cielles dans le passé. Déjà accu­sée de harcè­le­ment verbal et d’in­ti­mi­da­tion alors qu’elle travaillait pour le Comité olym­pique cana­dien en 2017, deux enquêtes internes sur son trai­te­ment du person­nel avaient été menées.

Bien que recon­nue inno­cente, elle avait heurté une femme avec sa voiture en 2011, entraî­nant son décès. La même année, elle avait égale­ment été accu­sée d’agres­sion au second degré sur son mari, dans le Mary­land aux États-Unis. Depuis quand quelqu’un ayant ce genre d’an­té­cé­dents est-il éligible au gouver­ne­ment ? Violence domes­tique, décès et envi­ron­ne­ment toxique ; la liste des autres candi­dat.e.s était-elle réduite à ce point pour que la Reine Élisa­beth II soit fina­le­ment repré­sen­tée par Payette ?

Trudeau au poteau

En parlant de liste de candi­dat.e.s, les circons­tances d’em­bauches de la Gouver­neure géné­rale sont encore aujourd’­hui contro­ver­sées. Nombreux.ses sont celles et ceux qui reprochent à Trudeau les démarches troubles entou­rant l’em­bauche de Payette, alors qu’il avait ignoré le proces­sus de nomi­na­tion instauré sous l’an­cien Premier ministre conser­va­teur Stephen Harper. Il lui est égale­ment repro­ché d’avoir choisi une candi­date vedette sans s’as­su­rer qu’elle était quali­fiée pour le poste.

Trudeau savait-il que Payette ne sédui­rait pas le comité de sélec­tion ? Il est cepen­dant bon de rappe­ler qu’en 2017, plus de la moitié des Cana­dien.ne.s avaient approuvé sa nomi­na­tion au poste de Gouver­neure géné­rale, poin­tait un sondage Angus Reid.

Si le Premier ministre Justin Trudeau assure que « chaque employé.e du gouver­ne­ment du Canada a le droit de travailler dans un envi­ron­ne­ment sûr et sain, et nous pren­drons toujours cela très au sérieux », alors pourquoi n’a-t-il pas réagi plus tôt ? Certes, aucune plainte offi­cielle n’a été dépo­sée, mais en tant que Premier ministre, il est respon­sable de tout ce qui se produit à Rideau Hall. Cela implique le déve­lop­pe­ment d’un envi­ron­ne­ment toxique.

Compen­sa­tion finan­cière

Il reste main­te­nant à éluci­der la ques­tion rela­tive à l’argent ; si Payette est auto­ri­sée à toucher les 150 000 $ de pension annuelle alors qu’elle a démis­sionné, n’est-ce pas là une bana­li­sa­tion des compor­te­ments toxiques ? Qu’en est-il des victimes de cet envi­ron­ne­ment toxique juste­ment ? Auront-elles, elles aussi, droit à une compen­sa­tion finan­cière ? Car le Sénat avait accepté de verser 498 000 $ de compen­sa­tion à neuf anciens employés de l’ex-séna­teur Don Mere­dith, accusé de harcè­le­ment sexuel, de dépré­cia­tion et d’hu­mi­lia­tion de son person­nel.

Si Payette est une femme ambi­tieuse, qui aura marqué l’His­toire puisqu’elle est la première Cana­dienne à être allée dans la Station spatiale inter­na­tio­nale, elle devient aussi la première Gouver­neure géné­rale à quit­ter ses fonc­tions depuis la Confé­dé­ra­tion du Canada en 1867. Il reste main­te­nant à savoir pour lequel de ces deux exploits Payette restera dans les annales. ''

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