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La tempête des corneilles....

par Jeromec, mercredi 17 mars 2021, 19:53 (il y a 1880 jours) @ corbeau

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Merci du partage... c'est si mignon des corbeaux en hiver...;-)

ça s'amuse, ça rigole... la vie est belle... et une activité en plein air hivernale quoi de mieux pour perdre un surplus de poid...

Le printemps s'en vient...
Mais avant de célébrer la fête du printemps....
;-)

Ma défunte grand-mère Roseberry, poète, dont j'ai sûrement hérité quelques traits de caractère....;-) Me prévenait de la Tempête des Corneilles

https://clemenceetseshistoires.com/2020/03/29/la-tempete-des-corneilles/

[b]La tempête des corneilles

Mon exubérance amusa mon oncle. Il se racla la gorge pendant que ses yeux se réduisirent à deux fentes en s’emplissant de rires et que ses mains brassèrent l’air, dessinant les mots : «Fille, attends au moins que la tempête des corneilles soit passée avant de crier victoire. C’est trop tôt pour parler de printemps.»

Avant de célébrer la VICTOIRE trop vite... célébrer le printemps avant même sa venue....

''Tout le monde disait que le printemps était arrivé, moi la première. «Suis certaine, mon oncle, regarde dehors!»

C’est vrai que la lumière délicate du soleil bondissait sur une neige de sel et que plusieurs plaques terreuses se dévoilaient autour des arbres prouvant leur réveil en exhumant dans l’air une odeur de terre mouillée, promesse de l’arrivée de la belle saison.
La tempête des corneilles

Mon oncle, dont la connaissance du temps qu’il fera pouvait accoter bien des météorologues, m’expliqua qu’après cette bordée de neige, qui se produit habituellement entre la fin février et la fin mars, les oiseaux migrateurs rentrent tranquillement au bercail pour nicher, dont la corneille d’Amérique. Au lendemain de cette tempête, il fait beau. Mais beau à semer le bonheur ! L’air s’emplit alors des croassements des corneilles qui se posent aux arbres près des habitations pour trouver de la nourriture, affamées par ce long périple.

Une ou deux tempêtes seulement suivent celle-là, parfois trois si on a eu un «gros hiver de neige».
Ma corneille

«Maman, maman, il y a une corneille blessée !», criais-je du haut de mes 10 ans en rentrant en trombe dans la maison.

Se munissant d’une cage à perruches, ma mère sortit dehors et n’eut aucune difficulté à attraper la petite corneille qui se déplaçait en claudiquant, laissant traîner une de ses ailes par terre. Couchée sur son flanc dans l’herbe tendre, notre grosse chatte tigrée observait attentivement la scène. Pour soustraire l’oiseau aux prédateurs, ma mère suspendit la cage à une branche de sapin près de la maison en me disant que c’était le meilleur endroit pour protéger l’oiseau. Puis elle alla vaquer à ses occupations à l’intérieur de la maison.

Je repris mes jeux d’enfant en cette douce matinée de début d’été où une légère brise faisait osciller les feuilles des arbres.

Une quinzaine de minutes plus tard, je m’égosillai : «Maman, maman, il y a plein de corneilles dans les arbres qui foncent sur la cage!» Ma mère sortit pour constater qu’une dizaine de corneilles excitées croassaient et voletaient à proximité. Elle m’expliqua qu’elles étaient venues voir leur amie, de les laisser faire. Puis elle rentra à nouveau.

Tournoyant quelques instants sous la cage suspendue pour mieux observer ma petite corneille et les oiseaux qui se tenaient plus loin en ma présence, je finis par m’éloigner sans trop m’en rendre compte en reprenant mes jeux.

Quand je revins une dizaine de minutes plus tard, la cage gisait par terre, démantibulée, ouverte. Vide. La corneille blessée avait disparue! Le secteur était redevenu calme.

Comment avait-elle pu s’enfuir avec une aile brisée? Était-elle réellement blessée ou était-ce un subterfuge pour éloigner un quelconque prédateur qui se promenait un peu trop près d’un nid ? Si c’était le cas, elle avait joué le jeu jusqu’au bout, se laissant même capturer par les mains de ma mère.

Cela me frappe encore aujourd’hui : ses congénères l’avaient délivrée. Comment avaient-elles réussi ce tour de force ? Je sais que c’est un animal grégaire, familial, un des seuls oiseaux à se servir d’outils, mais de là à ouvrir une cage…
La corneille de ma sœur

Sur le chemin du retour après que quelqu’un d’aimé eut été mis en terre, après que les portes de l’église se furent refermées sur les odeurs d’encens charriant une peine innommable, ma sœur fut intriguée par une corneille volant à la même vitesse que son auto et criant à s’époumoner dans l’air triste de ce matin-là.

Au village voisin, ma sœur s’arrêta pour faire le plein d’essence. Une corneille vint alors se percher à proximité et son cri rauque la tira encore une fois de ses pensées lugubres. Elles se regardèrent. Quand ma sœur reprit la route, la corneille la suivit, comme si l’oiseau souhaitait l’accompagner dans son voyage de retour. Comme si la personne aimée…

Bien sûr, ma sœur n’était pas dupe, ce n’était peut-être pas la même corneille puisque le territoire de cet oiseau couvre quelques kilomètres seulement, selon les données officielles. Peu importe, ma sœur se trouvait encore aux limites de son territoire et elle décida, dans son cœur endeuillé, de l’interpréter comme un signe, une salutation du disparu, lui qui aimait tant la nature.

Parce que nous vivons en société et que les histoires des autres s’imbriquent nécessairement dans la nôtre, lorsque j’entends le cri rauque de cet oiseau noir, je songe à ma sœur et à cet être chéri.
L’esprit de la corneille

Pour une rare fois, les corneilles – celles qui migrent – sont arrivées en catimini autour de la tempête de pluie, de vent et de verglas du vendredi 13 mars, qu’il serait hasardeux de comparer aux traditionnelles bordées de neige des tempêtes des corneilles.

Le printemps lui-même est bien étrange en cette pandémie provoquée par un virus virulent, la COVID-19.

En ces temps de bouleversements, je me demande si mon oncle aurait de la difficulté à prédire le temps qu’il fera. Peut-être me dirait-il que nous portons en nous l’esprit grégaire de la corneille, et que chacun de nos gestes posés durant cette épidémie mondiale soit aidera, soit aggravera la vie de quelqu’un d’autre.

Et qu’une cage, ça finit par s’ouvrir….''[/b][/i][/i]

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Avant de Sabrer le Champagne... sabrer le champagne vient de l'ouverture d'une bouteille de champagne avec un sabre...

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Moi ce que je veux et plusieurs mères de famille aussi...
C'est le retrait de l'obligation du port du masque à l'École...
et de n'est PAS le covidiots gates de St-Jérôme qui va m'amadouer...

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Si le Grand Manitou du Québec ne peut pas le porter lui même quand il parle, au péril de sa vie... je ne vois pas pourquoi les enfants le portrait pour compenser pour le génocide dans les CHLSD...

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Les Variants - Le Film

https://www.youtube.com/watch?v=CFPNIR28yBQ


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êtes vous prêt pour la tempête des corneilles....?;-)

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ou la paix des braves...;-)

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Pour faire face à la guerre, il faut devenir la guerre
Pour faire face à la paix, il faut devenir la PAIX:-)

Give Peace A Chance 1969 - Original Video - John Lennon

https://www.youtube.com/watch?v=8Y7Ax8smSkU

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