]]>La culture des Indigènes avec leurs rapports avec La Nature... Témoignages
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Publié à 10h04 | Mis à jour à 13h39
DERNIÈRE HEURE
HOCKEY
La saison de la LNH est suspendue
Le Canadien devait affronter les Sabres de Buffalo jeudi soir au Centre Bell.
PHOTO BERNARD BRAULT, ARCHIVES LA PRESSE
La Ligue nationale de hockey a annoncé jeudi après-midi que ses activités sont suspendues jusqu’à nouvel ordre, en réponse à la pandémie mondiale de COVID-19.
« À la lumière des derniers développements reliés au coronavirus, après consultation auprès d’experts médicaux et après une conférence téléphonique du Bureau des gouverneurs, la LNH annonce aujourd’hui une pause de la saison 2019-2020, qui commence avec les matchs de [jeudi] soir », a dit la LNH dans un communiqué.
Reste à savoir quand cette suspension sera levée.
Selon le collègue de TSN Frank Seravalli, les équipes ont été invitées à fournir les disponibilités de leur aréna respectif jusqu'à la fin du mois de juillet. En temps normal, la finale peut se conclure au plus tard vers la mi-juin. La cérémonie de remise des trophées individuels est d’ailleurs prévue pour le 17 juin à Las Vegas, tandis que le repêchage – organisé par Montréal – est à l’agenda les 26 et 27 juin. Évidemment, toutes ces dates deviennent maintenant hypothétiques.
Par ailleurs, le Rocket de Laval, club-école du Canadien dans la Ligue américaine, a également annulé sa séance d'entraînement prévue jeudi matin. Selon plusieurs médias, la Ligue américaine pourrait elle aussi suspendre son calendrier, et attendait la décision de la LNH.
Au hockey junior, les commissaires des trois ligues au pays, dont Gilles Courteau de la LHJMQ, se réunissent jeudi matin pour statuer sur « les prochaines étapes à suivre » dans ce dossier. Aux États-Unis, la USHL, principale ligue junior au pays, a déjà annoncé la suspension de ses activités.
Mercredi, la NBA, dont plusieurs équipes partagent les arénas avec des clubs de la LNH, a annoncé la suspension de sa saison. Deux cas de COVID-19 ont été diagnostiqués chez les joueurs du Jazz de l'Utah.
LA PRESSE VOUS SUGGÈRE
La liste est longue et et et.... S'allonge de jour en jour.
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Lundi, après une conférence de presse, le basketteur étoile Rudy Gobert a pris bien soin de frotter ses mains sur tous les micros placés devant lui par les journalistes. Pour se moquer de la COVID-19. Pas grand monde a ri, mais bon…
Le soir même, son équipe, le Jazz de l’Utah, affrontait les Raptors de Toronto. Ç’a été un match robuste. Gobert s’est même fait expulser après un accrochage avec un adversaire, OG Anunoby.
Mercredi soir, Gobert devait revenir au jeu contre le Thunder d’Oklahoma City. Les joueurs des deux équipes s’échauffaient sur le terrain. Les gradins étaient remplis. Tout était en place. Puis juste avant la mise au jeu, un médecin a accouru vers les arbitres. Il a chuchoté quelques mots. Les joueurs ont quitté le terrain à la hâte. L’annonceur maison a pris la parole.
« Le match est reporté. Vous êtes tous en sécurité. Prenez votre temps pour quitter l’aréna dans l’ordre. »
La machine à rumeurs s’est emballée. Gobert serait malade. Deux heures plus tard, la nouvelle était confirmée : le joueur souffrait de la COVID-19. La même dont il s’était moqué 48 heures plus tôt.
Et là, les blocs Lego se sont empilés.
Gobert a-t-il infecté ses coéquipiers ? Anunoby ? Les arbitres ? Les journalistes, dont il a frotté les micros de ses mains ? Le niveau d’inquiétude a aussi monté d’un cran à Toronto. Surtout que les joueurs des Raptors – qui ont été en contact avec Gobert lundi – ont passé la soirée de mercredi dans des évènements avec leurs partisans.
Cauchemar.
La NBA a agi sur-le-champ. À 21 h 30, le commissaire a suspendu la saison. Certains prétendront que ça survient une semaine trop tard. Facile à dire après coup. Je souligne plutôt la réaction rapide : la NBA a pris la décision qui s’imposait.
Immédiatement, les projecteurs se sont tournés vers la LNH. Qui a répondu, 45 minutes plus tard, avec un communiqué laconique de six lignes.
« La LNH est au courant de la décision de la NBA de suspendre indéfiniment sa saison après qu’un joueur a subi un test positif au coronavirus. La LNH continue de consulter des experts médicaux et évalue les options. Nous prévoyons faire une mise à jour [jeudi]. »
La suite ?
Il n’y a pas de suite.
Sérieusement, ça va prendre
quoi pour que la LNH saisisse
la gravité de la situation ? Pour que les propriétaires détournent les yeux de leur fichier Excel
et observent le monde qui les entoure ? Réalisent-ils qu’ils
ne se trouvent pas du bon
côté de l’histoire ?
Trois fois, cette semaine, des équipes ont défié les recommandations des autorités sanitaires. D’abord les Sharks de San Jose, qui ont disputé deux matchs devant spectateurs malgré un avis contraire de la Santé publique. Puis les Blue Jackets de Columbus, qui ont ignoré une demande du gouverneur de l’État de l’Ohio avant de se raviser. Enfin, les Capitals de Washington, qui ont toujours l’intention de jouer leurs matchs locaux devant une foule en dépit des instructions des experts du district fédéral
de Columbia.
Rendu là, c’est plus que de l’entêtement. C’est un manque de civisme éhonté.
Les dirigeants de la ligue et les propriétaires doivent prendre leurs responsabilités. Faire des sacrifices pour le bien du plus grand nombre. Comme l’ont fait tant d’autres promoteurs. Voici un petit aide-mémoire pour les inspirer.
La saison de la NBA : suspendue
Le tournoi de basketball de la NCAA
à huis clos
Le tournoi de tennis d’Indian Wells : annulé
Les championnats du monde de patinage artistique : annulés
Les championnats du monde d’athlétisme
en salle : annulés
Les championnats du monde de courte piste : reportés
Le championnat du monde de hockey féminin : annulé
Le championnat espagnol de soccer :
à huis clos
Le championnat italien de soccer : annulé
Les matchs de la Ligue des champions
en Europe : à huis clos
Le Grand Prix de F1 de Shanghai : reporté
Le Grand Prix de F1 de Bahreïn : à huis clos
Les marathons de Paris, Rome, Milan, Séoul, Barcelone : annulés ou reportés
Il reste quoi ? Vraiment plus grand-chose. Les matchs présaison du baseball majeur, disputés devant de petites foules. La MLS. Quelques circuits secondaires, comme
la XFL et les ligues juniors.
Et la LNH.
Désolant.
Je sais que plusieurs vont défendre la LNH. Accuser les médias, les médecins et les politiciens d’exagérer la situation.
De capoter.
Je souligne que la COVID-19 n’est pas
un rhume. Ni une grippette. Ni même
une grippe saisonnière. C’est un virus très contagieux, pour lequel il n’existe aucun remède. Le nombre de cas dans plusieurs pays du monde – dont les États-Unis – croît de plus de 33 % PAR JOUR. Et les premiers rapports situent le taux de mortalité entre 2 % et 3 %. Soit beaucoup plus que la grippe normale.
Oui, au Québec, il n’y a que neuf cas.
C’était la même chose la semaine dernière aux États-Unis, où il n’y avait qu’une poignée de personnes atteintes. Aujourd’hui, le pays refuse les vols en provenance de l’Europe continentale et un quartier complet, au nord de New York, se trouve en quarantaine.
Plus tôt cette semaine, mon collègue
Patrick Lagacé a interviewé à la radio une femme médecin qui travaille à Rome, en Italie. Au cœur de la crise de la COVID-19.
Il lui a demandé : si vous étiez à Montréal, assisteriez-vous à une rencontre sportive ?
Sa réponse : « Absolument pas. »
Écoutons les conseils de ceux qui subissent déjà les affres de l’épidémie. Tirons des leçons d’ailleurs pendant qu’il en est encore temps. Soyons responsables. Tous ensemble. Et s’il faut reporter 11 matchs sans incidence du Canadien – ou s’en priver – d’ici à la fin de la saison, eh bien, ainsi soit-il.
Il est pas gros le virus mais il change la Vie sur Terre::
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EN DIRECT COVID-19
Le bilan au Québec s'élève à 13 cas
Horacio Arruda, François Legault et Danielle McCann
PHOTO JACQUES BOISSINOT, LA PRESSE CANADIENNE
Alors que le nombre de cas au Québec s'élève à 13 jeudi midi, la COVID-19 frappe à nouveau l’économie, les marchés s’étant à nouveau effondrés. Pendant ce temps, Québec n’exclut pas que la crise oblige la province à sombrer en zone déficitaire. Suivez notre couverture en direct de l’évolution de la COVID-19 au Québec et ailleurs dans le monde.
LES FAITS
Québec: toutes les personnes qui reviennent de l'étranger OU qui ont des symptômes s'apparentant à la grippe devraient «se placer en isolement pour 14 jours», a demandé le premier ministre du Québec, François Legault. Cet isolement est «obligatoire» pour les employés du réseau de la santé.
Annulation d'événements publics: Le gouvernement du Québec demande à tous les organisateurs d'activités de plus de 250 personnes d'annuler leur événement. Les prochains matchs de hockey du Canadien se dérouleront sans spectateurs puisque le rassemblement au Centre Bell dépasse largement l'interdiction des événements de plus de 250 personnes, a déclaré le premier ministre Legault.
Dès demain, dans tous les CHSLD de la province, un agent sera posté à la porte pour interroger les visiteurs, confirme la ministre responsable des Aînés, Marguerite Blais.
Bilan des infections: le Québec compte treize cas confirmés, 136 personnes sous investigation et 570 analyses négatives. Le Canada compte une centaine de cas confirmés, la majorité en Ontario et en Colombie Britannique.
Le coronavirus est maintenant présent dans 113 pays. Selon les dernières données de l'OMS, 126 000 cas ont été déclarés dans le monde, et 4600 personnes sont décédées.
Outre la Chine, les pays les plus touchés sont l'Italie, l'Iran, et la Corée du Sud. Suivent ensuite la France, l'Espagne, l'Allemagne, les États-Unis et la Norvège.
Pour les questions les plus fréquemment posées concernant les origines, la transmission et le taux de mortalité associé au coronavirus, vous pouvez consulter notre liste de réponses publiée sur notre site.
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Justin Trudeau s’isole, Sophie Grégoire ressent des symptômes
Le bureau du premier ministre Justin Trudeau a indiqué dans une déclaration que Sophie Grégoire se fait tester pour la COVID-19 et qu’elle est présentement à la maison en auto-isolation en attendant les résultats et ses symptômes ont diminué depuis.
PHOTO SEAN KILPATRICK, ARCHIVES LA PRESSE CANADIENNE
(Ottawa) La crise de la COVID-19 force Justin Trudeau à annuler la rencontre au sommet qu’il devait avoir avec ses homologues provinciaux jeudi et vendredi parce que l’épouse du premier ministre Sophie Grégoire a commencé à ressentir des symptômes qui s’apparentent au nouveau coronavirus, comme la fièvre, à la suite de son retour d’un séjour à Londres, au Royaume-Uni.
Le bureau du premier ministre a indiqué dans une déclaration que Mme Trudeau se fait tester pour la COVID-19 et qu’elle est présentement à la maison en auto-isolation en attendant les résultats et ses symptômes ont diminué depuis.
« Selon l’avis du médecin, le premier ministre pourrait continuer ses activités habituelles en effectuant une auto-observation. Bien qu’il ne ressente aucun symptôme lui-même, le premier ministre a choisi de travailler de la maison en auto-isolation par une abondance de précaution, jusqu’à ce que les résultats de Sophie soient connus », a indiqué son bureau.
« En raison de ces événements et de la situation de la COVID-19 au Canada, la réunion en personne des premiers ministres est remise à une date ultérieure. Par contre, le premier ministre et la vice-première ministre s’entretiendront par téléphone avec les premiers ministres afin de discuter des actions collectives pour limiter la propagation de la COVID-19 et garder les Canadiens en sécurité. »
Selon le bureau du premier ministre, M. Trudeau passera sa journée dans des rencontres par téléphone de la maison, y compris des appels avec des dirigeants internationaux. Il participera également à la rencontre du comité spécial du cabinet sur la COVID-19.
On a également indiqué à La Presse que le premier ministre n’a lui-même pas été testé pour la COVID-19.
« Nous continuons de baser toutes nos décisions sur la science et les meilleures informations provenant de nos professionnels en santé et nos experts en santé publique pour protéger le bien-être des Canadiens et réduire les risques liés à la COVID-19 au Canada. Nous sommes privilégiés de pouvoir compter sur eux et nous les remercions pour leur travail exemplaire. »
Le premier ministre du Nouveau-Brunswick, Blaine Higgs, avait déjà annulé sa présence à la conférence des premiers ministres en matinée.
Singh aussi à la maison
Jagmeet Singh
PHOTO ADRIAN WYLD, LA PRESSE CANADIENNE
Le chef du Nouveau Parti démocratique (NPD), Jagmeet Singh, a aussi fait savoir sur son compte Twitter qu’il reste à la maison en auto-isolation à en guise de précaution.
« Je suis à la maison aujourd’hui, je ne me sens pas bien. J’ai contacté un médecin et il ne pense pas que je présente des symptômes compatibles avec la COVID-19. Mais il me conseille de limiter les contacts avec le public jusqu’à ce que je me sente mieux », a-t-il écrit.
« Nous sommes tous en contact avec de nombreuses personnes qui peuvent être vulnérables à la maladie-nous devons nous assurer que nous prenons des mesures pour limiter le risque de les infecter. J’ai hâte de retourner au travail et de me sentir mieux bientôt », a-t-il ajouté.
Ces cas potentiels de transmission s’ajoutent à ceux du député libéral Anthony Housefather et du ministre des Ressources naturelles, Seamus O’Regan.
Les deux élus étaient toujours à la maison, jeudi. Le ministre O’Regan, qui ressentait des symptômes, attend les résultats du test de dépistage du nouveau coronavirus.
Je me demande, i il va pas arriver autreschoses. La Trre est trop exploité C'est mpossible àla terre de maintenir un équilibre avec autant de pollution a tout les niveaux et mêe quantiques.
L'Homme a toujours polluer sans se préocuper de ses actions, c'était la Trre qui payait, imagine un cénario contraire, plus que tu polluts plu que tu asdu trouble sur Trre. C'est la guere de l'infinie. L'Homme a toujours dit que c'était la faute des autres. Il pollut pas.
Le principe du mirroir, action réaction. Imagine que l'univers rentre en contrADITIN AVEc L'AGIR DE L'Homme, AU lieu de avoir une réponses de L'ATION EN 100 ans la réaction se fait en quelques années, et s'accélère a mesure que le niveau de énergie déséquilibré augmente. Donc a l'échelle quantique, la réaction devient instantanneé. Sa pourrait faire comme un flast de lumière d'un bout a l'autre de la terre, comme il est dit dans la bible.
Comme le niveau d'énergie augmente, un désiqulibres dans le sytème et tout pète. Lorsque tu jou avec des hautes énergies, une seul erreur et tout pète. La matière devient instable et recherche son équilibres en baissant sont niveau entropique.
Commme Dieu augmente le niveau de la terre, et le processus ne peut être interrompu, tout ceux qui font exploser des atomes au niveau quantiqeu, sa veut dire que sa va réellement brasser dans l'univers des atomes. Sa se pourrait qu'il y a de la matière qui disparait.
Le jugement de dieu se raproche de nous. L'univers ne peut interrompre son processus de évolution. Si l'Homme veut pas tu fait quoi, la machine ne s'arrêtera pas. Sauve qui peut.
Salut René. Prend soin de ta santé.
Fernand
]]>Il est certain que les écoles, les garderies sont des lieux de contamination collectif. Tout les lieux pupbliques , emphithéatre, cinéma, les lieux fermé. Les microbes sa voyage partout. Au Québec c'est pas meiux, les école les garderies. Les enfants sa attrappe tout, et sa contamine les parents. C'est réellement la pagaille.
En chine, il ont mener cela comme un état de guerre, c'était le seuil moyen de souver le plus de monde possible. En espérent qui vont détruire les tours de communication du 5G et garder le 4G qui est pas si mal, a comparé au 5G qui est des photons artificielles qui traverse le corps, et qui cuit l'intérieure par l'eau du corps.
Salut René
Fernand
]]>Jeudi le tour à Macron.
Bonne Chance à Tous!
https://www.patriote.info/actualite/sante/si-le-stade-3-de-lepidemie-de-coronavirus-en-...
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Texte:
Si le stade 3 de l’épidémie de coronavirus en France est annoncé, ces mesures seront envisagées
Par Nadou.83 - 12/03/2020 6 0
Le passage au stade 3 s'accompagnera d'un "recours élargi à la télémédecine", a indiqué le ministre de la Santé Olivier Véran, ici le 8 mars à l'Élysée. // PASCAL ROSSIGNOL via Getty Images
Emmanuel Macron doit faire une allocution télévisée ce jeudi 12 mars à 20 heures consacrée au Covid-19.
C’est la première allocution solennelle du chef de l’État depuis le début de l’épidémie du nouveau coronavirus. Emmanuel Macron doit faire une déclaration télévisée ce jeudi 12 mars à 20 heures au sujet de cette “crise sanitaire inédite”, a indiqué la porte-parole du gouvernement Sibeth Ndiaye à l’issue du Conseil des ministres ce mercredi.
Le président de la République va “sans doute s’employer à rassurer les Français” à trois jours du premier tour des élections municipales, a précisé Sibeth Ndiaye, alors que le dernier bilan officiel faisait état ce mercredi soir de 48 morts et 2281 cas confirmés.
Emmanuel Macron va-t-il également annoncer officiellement le passage au stade 3 de la lutte contre l’épidémie, dont le Premier ministre Édouard Philippe avait déjà dit le 6 mars qu’il était “inexorable”? La décision dépendra de critères établis par les scientifiques, a martelé Sibeth Ndiaye, en particulier le niveau de circulation du virus dans le pays.
Pas de mesures “standards” ou “systématiques”
Les mesures que le gouvernement pourrait prendre au cours de ce stade 3 sont quant à elles toujours “en cours de réflexion”, a ajouté la porte-parole du gouvernement, “compte tenu de l’état d’avancée des réflexions scientifiques”. Mais elle a d’ores et déjà précisé que ces mesures ne seront pas “standard”, sur l’ensemble du territoire, “visant par exemple à une fermeture systématique”. “Ce n’est pas ce que nous envisageons, en tout cas à ce stade. Notre objectif n’est pas de mettre le pays à l’arrêt”, a-t-elle insisté.
Le stade 3 ’correspond à une circulation active du virus sur l’ensemble du territoire”, c’est-à-dire à une épidémie généralisée, avait indiqué le Premier ministre le 6 mars. Une fois ce stade atteint, il ne s’agit plus de freiner la propagation du virus comme au stade 2, où la France se trouve toujours, mais d’en atténuer les effets.
Le stade 3 de lutte contre la propagation du coronavirus peut durer de huit à douze semaines. // SGDSN
Les autorités s’appuient sur un arsenal de mesures, dont un Plan de prévention et de lutte rédigé en 2011 en cas de pandémie grippale (c’est-à-dire la diffusion au niveau mondial d’un nouveau virus de la grippe, différent de ceux qui provoquent la banale grippe saisonnière). Pour autant, un passage au stade 3 ne veut pas dire que de telles mesures seront prises d’un coup et de la même façon partout dans le pays. Elles seront probablement progressives et décidées au cas par cas, selon les endroits et la progression de l’épidémie.
Dans les transports
Parmi les mesures du plan établi en 2011, une “suspension éventuelle de certains transports en commun”. Le document présente trois mesures envisageables, de la moins contraignante à la plus contraignante:
information et sensibilisation sur la nécessité d’éviter les transports en commun et de limiter les déplacements
demande de limitation des déplacements non essentiels
suspension éventuelle de certains transports en commun
Cette dernière piste a été confirmée début mars par le secrétaire d’État aux transports. “On prépare la phase épidémique, si elle arrive, (elle) permettrait dans une version un peu maximaliste de procéder à des restrictions” de circulation des transports publics, avait indiqué Jean-Baptiste Djebbari sur Europe 1.
Il a par ailleurs annoncé ce mercredi que les plans de transport à la RATP et à la SNCF seraient adaptés en fonction de la “gestion de l’absentéisme” des agents pendant l’épidémie. “On peut aller sur des taux d’absentéisme de 15 à 20% pendant quelques semaines avec, lors du pic épidémique, un petit surcroît qui peut aller jusqu’à 30%”, a-t-il confié, s’appuyant sur des modèles qui sont des “hypothèses imparfaites”.
Dans les hôpitaux
Le stade 3 entraînera “la mobilisation complète du système sanitaire hospitalier et de ville” (médecins généralistes, infirmières, etc.), lit-on sur le site gouvernement.fr. Dans cette configuration, les gens infectés par le nouveau coronavirus n’iront plus systématiquement à l’hôpital: les patients sans gravité (80% des cas selon les études internationales) resteront chez eux. Les généralistes seront alors en première ligne pour lutter contre l’épidémie.
“Ce dispositif de maintien à domicile visera à ne pas saturer les capacités d’hospitalisation des établissements de santé et permettra de réserver les ressources des établissements de santé aux cas les plus graves”, selon un guide méthodologique ministériel sur le Covid-19 destiné aux professionnels de santé.
Dans la même logique, des hospitalisations et des opérations non urgentes seront repoussées pour laisser la place aux malades les plus touchés par le Covid-19.
Enfin, les tests de diagnostic du Covid-19 ne seront plus forcément appliqués à tout cas suspect.
Là encore, ces mesures sont prises de façon progressive.
Ainsi, dans les “territoires où la diffusion du virus est très active”, les agences régionales de santé (ARS) peuvent d’ores et déjà organiser “la prise en charge des patients non plus seulement à l’hôpital mais à domicile”, a indiqué Olivier Véran vendredi. Cela s’accompagne d’un “recours élargi à la télémédecine”, a-t-il dit.
Dans les écoles
Le stade 3 prévoit la possibilité d’une “fermeture des crèches et établissements d’enseignement” à l’échelle territoriale, voire nationale dans le cas le plus urgent. Sur ce point, le passage du stade 2 au stade 3 ne constituera pas de changement radical, puisque des décisions de fermetures d’écoles se multiplient partout en France par arrêtés préfectoraux, comme dans l’Oise, le Morbihan, Ajaccio ou l’Hérault.
Dans les services publics
Le plan défini en 2011 prévoit la “mutualisation de ressources en personnels pour les besoins prioritaires” avec un “recours aux personnes rendues disponibles par la fermeture d’établissements, aux ‘jeunes retraités’ et aux étudiants”.
La gendarmerie nationale et la police nationale pourront bénéficier d’une “montée en puissance” avec un renfort de personnels.
Le plan prévoit par ailleurs un “appel à la solidarité locale”, au bénévolat et aux associations.
Enfin, le stade 3 de l’épidémie de coronavirus prévoit la “restriction des grands rassemblements et des activités collectives” et la possibilité, dans les entreprises, de “mesures de distance de protection sanitaire (travail à
distance, limitation des réunions et des déplacements, téléconférences)”, selon le plan de 2011. Là encore, pas de bouleversement à prévoir puisque le passage progressif du stade 2 au stade 3 a déjà vu l’interdiction des rassemblements de plus de 1000 personnes, de très nombreuses annulations de rencontres sportives et culturelles, et des aménagements dans certaines entreprises.
Ces derniers jours, plusieurs ministres ont insisté sur le fait que le passage au stade 3 n’équivaudrait pas à “arrêter le pays”. “Si nous devions passer au stade 3, ce n’est pas la bonne décision” de fermer toutes les écoles, a ainsi répété vendredi le ministre de l’Éducation, Jean-Michel Blanquer. “Il est très important de maintenir le fonctionnement du pays”.
D’autant qu’au stade 3, certaines de ces restrictions pourraient même être allégées s’il s’avère que le virus circule vraiment partout, ce qui les rendrait alors inutiles. “Il faut pouvoir tenir. Si on prend des mesures qui sont très contraignantes, ce n’est pas tenable dans la durée”, a fait valoir Emmanuel Macron, en plaidant pour des mesures “proportionnées”.
Source : Huffingtonpost
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