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Santé mentale: les enfants, grandes victimes de la pandémie

par Jeromec, mardi 16 novembre 2021, 11:05 (il y a 1629 jours)


https://www.msn.com/fr-ca/actualites/quebec-canada/sant-c3-a9-mentale-les-enfants-grand...

Santé mentale: les enfants, grandes victimes de la pandémie

es enfants se trouvent parmi ceux dont la santé mentale s’est le plus détériorée pendant la pandémie, selon un rapport de l‘Observatoire des tout-petits. Entre 2019 et 2020, on retrouvait près de 1700 enfants âgés de 1 à 5 ans qui souffraient de troubles anxiodépressifs, dont la phobie sociale, l’anxiété de séparation ou la dépression.

Les tout-petits se sont avérés des victimes collatérales des enjeux de leurs parents. Les pertes d’emplois de même que les incertitudes reliées aux situations familiales ont créé une anxiété au sein des ménages. Ces anxiétés se sont transposées aux enfants. «On dit souvent que les tout-petits sont comme des éponges. Si l’environnement qui les entoure est stressant, ils vont l’absorber», explique la directrice de l’Observatoire des tout-petits, Fannie Dagenais.

Avec la venue de la pandémie, instaurer une routine devenait plus difficile chez les familles. Et cette routine est cruciale au bien-être de l’enfant. «Ils apprennent à réguler leur comportement, qui passe par exemple par les soupers en famille, où papa et maman seront autour de la table. Quand il y a un bouleversement de routine, cela se répercute sur la qualité du sommeil», explique la conseillère spécialisée en développement de l’enfant à l’Institut national de santé publique du Québec, Andréanne Melançon.

Le bien-être de la petite enfance est intimement lié au bien-être de la famille. C’est une période pendant laquelle on peut avoir un impact très positif sur l’enfant.

Andréanne Melançon, conseillère spécialisée en développement de l’enfant à l’INSPQ.
Les dommages collatéraux de la pandémie sur le développement des enfants ne sont pas encore bien connus, mais ils sont craints. Après la crise du SRAS en 2003, les risques de retard sur le plan développemental a été estimé de 3 à 5 fois supérieur chez les tout-petits, rappelle l’Observatoire. «Il faudra suivre cela de près au cours des prochaines années et des prochains mois», considère Mme Dagenais.


Miser sur le logement
Pour l’Observatoire, l’amélioration de la santé mentale des enfants passe par l’offre de logement abordable. Des mesures financières devraient être annoncées en ce sens, estime-t-on.

«Le milieu de vie dans lequel les enfants demeurent peut avoir une grande répercussion sur eux. Par exemple, si le logement est inabordable, cela créé une pression financière sur la famille, une anxiété chez les parents qui peut atteindre les enfants», estime Mme Dagenais.

Les employeurs font aussi partie de la solution, puisqu’ils peuvent offrir des conditions de travail adaptées aux parents. L’avènement du télétravail s’inscrit dans cette veine, car il amène les parents à être davantage présents.

Retards majeurs
Avec la pandémie, les parents se sont tournés vers les écrans pour divertir leurs enfants. Les données démontrent que 40% des enfants de 3 à 5 ans ne respectaient pas les directives de la Santé publique en matière d’activité physique. Et 52% ne respectaient pas les directives en matière d’utilisation d’écrans.

Dès leur entrée à la maternelle, 27,7% des enfants sont vulnérables dans au moins un domaine de développement. Ces vulnérabilités sont encore plus importantes chez les enfants issus de ménages à faible revenu.

Pour pallier ces retards, l’Observatoire rappelle l’importance d’agir rapidement dans le développement de l’enfant. L’organisme salue le programme Agir tôt du ministère de la Santé, qui vise à identifier les vulnérabilités rapidement chez les tout-petits.

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Santé mentale: les enfants, grandes victimes de la pandémie

par Jeromec, mardi 16 novembre 2021, 11:12 (il y a 1629 jours) @ Jeromec

https://www.msn.com/fr-ca/actualites/other/covid-19-la-sant%c3%a9-et-le-d%c3%a9veloppem...


COVID-19 : la santé et le développement des 0 à 5 ans sous surveillance


Si les enfants de 0 à 5 ans sont les moins touchés physiquement par la COVID-19, ils font partie de ceux qui subissent les effets psychologiques les plus importants. Les experts devront surveiller plus particulièrement leur développement dans les prochaines années, conclut le portrait annuel de l’Observatoire des tout-petits. Le rapport comprend une recension des plus récentes études sur les effets de la pandémie.

Lors de la crise du SRAS en 2003, il a été établi que le risque de retard dans certaines étapes développementales était de trois à cinq fois supérieur pour les 15 000 enfants ayant vécu la pandémie.© Ivanoh Demers/Radio-Canada Lors de la crise du SRAS en 2003, il a été établi que le risque de retard dans certaines étapes développementales était de trois à cinq fois supérieur pour les 15 000 enfants ayant vécu la pandémie.
Comme le risque d’être hospitalisé en raison de la COVID-19 chez les moins de 18 ans est d’environ 0,3 %, il est probablement encore plus faible chez les bambins de 0 à 5 ans. À ce jour, le Québec ne recense aucun décès pour cette population peu touchée par le virus.


Autre bonne nouvelle : le virus a très peu de chances d’être transmis de la femme enceinte au nouveau-né. Le risque de transmission se situe entre 1,5 % et 5 %», explique Fannie Dagenais, la directrice de l’Observatoire des tout-petits. Aucun virus viable de la COVID-19 n’a été détecté dans le lait maternel. Les anticorps contre la maladie se retrouvent dans le lait et peuvent ainsi protéger le bébé.

Données préoccupantes
Cependant, certaines données enregistrées entre 2016 et 2019 s’avèrent plus inquiétantes. Une proportion de 40 % des enfants âgés de 3 à 5 ans ne respecte pas les recommandations en matière d’activité physique, et 52 % d’entre eux consacrent plus de temps aux écrans. Même si les études ne disposent pas encore d’informations précises liées à la crise sanitaire, tout porte à croire que les activités sédentaires ont augmenté davantage.

C’étaient des données préoccupantes tout juste avant la COVID-19, alors on voudra les suivre de très près. Les études documentent aussi plus de problèmes d’anxiété, de troubles du comportement chez les tout-petits et la difficulté à dormir. Ça a des répercussions sur la qualité et la quantité de sommeil et, donc, sur leur capacité d’attention», indique Mme Dagenais.

En 2019-2020, 1696 enfants de moins de 5 ans avaient reçu un diagnostic de trouble anxio-dépressif, pouvant inclure une phobie sociale, de l’anxiété de séparation ou généralisée. Il y a beaucoup de sentiment d’isolement ou encore des comportements comme de l’hyperactivité ou de l’agressivité», ajoute la conseillère scientifique de l’INSPQ, Andréane Melançon.

a qui profite la surmédicamentation...?

par Jeromec, mardi 16 novembre 2021, 19:22 (il y a 1628 jours) @ Jeromec

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