Interventions policières en cas de crise
Interventions policières en cas de crise : l’approche psychosociale pour éviter le pire
https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1816414/interventions-policieres-crise-approche-ps...
Interventions policières en cas de crise : l’approche psychosociale pour éviter le pire
La mort récente d’un homme lors d’une intervention policière à Repentigny a relancé la controverse sur l’usage de la force auprès de personnes en crise. Néanmoins, les corps policiers font de plus en plus appel à des travailleurs sociaux et à des psychologues pour désamorcer ces situations. Et ces méthodes ont fait leurs preuves.
Mathieu Gobeil
2021-08-15 | Mis à jour aujourd’hui à 8 h 10
L’investigation du Bureau des enquêtes indépendantes (BEI) est toujours en cours pour déterminer les faits exacts de l’intervention du 1er août qui s’est soldée par la mort de Jean René Junior Olivier, 37 ans, à son domicile, sous les balles des policiers.
Selon les témoignages, il était en crise psychotique. Lors de l’appel de sa mère au 911, il était menaçant et lorsque les policiers sont arrivés, il brandissait un couteau.
Cette situation n’est pas sans rappeler la mort d’Alain Magloire en 2014, à Montréal. Plusieurs recommandations avaient été formulées par la suite pour éviter que de tels décès se reproduisent quand les personnes sont en crise. Avec le temps, plusieurs corps policiers se sont initiés à de nouvelles façons de faire.
Au cours des dernières années, on a vu de nombreuses améliorations, on forme les policiers en techniques de communication, en désescalade; on les sensibilise aussi à l'importance de faire appel parfois à des tiers, des intervenants psychosociaux, pour avoir une meilleure consultation, une meilleure prise en charge des personnes en crise, explique Étienne Blais, professeur à l’École de criminologie de l’Université de Montréal.
Il cite la création en 2012, au sein du Service de police de la Ville de Montréal, de l’Équipe de soutien aux urgences psychosociales (ESUP), où un agent est jumelé à un intervenant psychosocial du CIUSSS du Centre-Sud-de-l'Île-de-Montréal, et qui intervient pour des appels impliquant des problèmes de santé mentale.
Une policière et une intervenante marchent vers leur voiture de fonction.
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Mathieu Gobeil
2021-08-15 | Mis à jour aujourd’hui à 8 h 10
L’investigation du Bureau des enquêtes indépendantes (BEI) est toujours en cours pour déterminer les faits exacts de l’intervention du 1er août qui s’est soldée par la mort de Jean René Junior Olivier, 37 ans, à son domicile, sous les balles des policiers.
Selon les témoignages, il était en crise psychotique. Lors de l’appel de sa mère au 911, il était menaçant et lorsque les policiers sont arrivés, il brandissait un couteau.
Cette situation n’est pas sans rappeler la mort d’Alain Magloire en 2014, à Montréal. Plusieurs recommandations avaient été formulées par la suite pour éviter que de tels décès se reproduisent quand les personnes sont en crise. Avec le temps, plusieurs corps policiers se sont initiés à de nouvelles façons de faire.
Au cours des dernières années, on a vu de nombreuses améliorations, on forme les policiers en techniques de communication, en désescalade; on les sensibilise aussi à l'importance de faire appel parfois à des tiers, des intervenants psychosociaux, pour avoir une meilleure consultation, une meilleure prise en charge des personnes en crise, explique Étienne Blais, professeur à l’École de criminologie de l’Université de Montréal.
Il cite la création en 2012, au sein du Service de police de la Ville de Montréal, de l’Équipe de soutien aux urgences psychosociales (ESUP), où un agent est jumelé à un intervenant psychosocial du CIUSSS du Centre-Sud-de-l'Île-de-Montréal, et qui intervient pour des appels impliquant des problèmes de santé mentale.
Une policière et une intervenante marchent vers leur voiture de fonction.
L’équipe de soutien aux urgences psychosociales (ESUP) est une escouade mixte composée d’un policier et d’un intervenant du réseau de la santé.
PHOTO : RADIO-CANADA
Certains policiers, appelés RIC, sont aussi spécialement formés pour intervenir en situation de crise. Le SPVM peut également faire appel au service du CIUSSS appelé Urgence psychosociale, pour de l’aide et de l’expertise lors des situations de crise.
D’autres corps policiers de la province (à Sherbrooke, Laval, Trois-Rivières, Gatineau(Nouvelle fenêtre), et à la Sûreté du Québec, notamment) ont intégré l’une ou l’autre de ces approches dans leurs pratiques.
Et pour cause :
Les appels pour des situations de crise, des problèmes de santé mentale, c’est environ un tiers de tous les appels d'urgence des services policiers en Amérique du Nord. C'est énorme.
Une citation de :Étienne Blais, professeur à l'École de criminologie de l'Université de Montréal
Au Québec, 80 000 appels effectués auprès des corps policiers annuellement le sont pour de tels problèmes, un chiffre qui a explosé ces dernières années.''
Allons y de l'Avant avec le passeport vaccinal, ça devrait améliorer les choses...