Retour à l'index du forum
Ouvrir dans le fil de discussion

Une communauté autochtone sauvée d’un incendie

par Jeromec, vendredi 23 juillet 2021, 19:08 (il y a 1751 jours) @ F Fernand

Une chance que le CANADA a de la logique Autochtone dans les veines plutôt que des cravates qui empêche l'air de se rendre au cerveau....

CAQ : Pénurie de Main D'oeuvre C'Est BON et MERVEILLEUX

CAQ : Il y a le feu... téléphonons aux PYROMANES pour l'aggraver et jouons le Violon CH sur le fil Twitter[/b]

Une communauté autochtone sauvée d’un incendie grâce aux savoirs ancestraux

https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1811174/autochtone-brulage-traditionnel-feu-kamloo...

Les résidents de Skeetchestn, membres de la Première Nation Secwépemc, se battent contre les flammes dans l’intérieur de la province.

Camille Vernet
8 h 20 | Mis à jour à 13 h 32
Après plusieurs jours à des températures records au début du mois de juillet, des feux de forêt ont entraîné l’évacuation de Skeetchestn, une communauté autochtone située à une cinquantaine de kilomètres de Kamloops. Bravant la menace, 75 membres de la nation sont restés sur place pour protéger leur communauté.

Protéger la communauté
Le feu de Sparks Lake, déclenché le 28 juin, a menacé pendant plusieurs jours les infrastructures de la bande indienne de Skeetchestn, passant à seulement 20 mètres de l’école.

Les flammes ont parcouru le plateau qui surplombe les maisons et les bâtiments, lançant des braises menaçantes dans leur sillage.

Alors que le feu s’approchait dangereusement des bâtiments, les appels à l’aide de la communauté au service de lutte contre les incendies BC Wildfire sont restés sans réponse durant deux jours, raconte la directrice du patrimoine de la Skeetchestn Natural Resources Corporation, Joanne Hammond.

BC Wildfire n’était pas en mesure de répondre aux questions de Radio-Canada au moment de la publication.

Ce sont finalement des archéologues forestiers et des membres du personnel de l’école, notamment, qui ont été parmi les premiers à combattre les incendies.

Nous avons travaillé fort et très rapidement, alors que le feu nous menaçait tout le temps. Nous sommes donc incroyablement fiers de cette réalisation.

Une citation de :Joanne Hammond, archéologue et directrice du patrimoine, Skeetchestn Natural Resources Corporation

Ils ont travaillé sans relâche pour ignifuger les structures en mettant en place des systèmes d'arrosage sur les toits, en nettoyant les alentours des combustibles, en surveillant la progression des incendies et en construisant un pare-feu de 18 km.

Combattre le feu par le feu
Malgré leurs efforts, le feu a pris de l'ampleur et c’est grâce au savoir traditionnel de Darrell Peters, un gardien du feu de la nation de Skeetchestn, que l’école a pu être épargnée.

En collaboration avec BC Wildfire, il a mené un contre-feu en bas de la pente, afin d'éloigner l’incendie et le repousser sur le plateau, où il a pu être combattu.

Le feu de Sparks Lake est estimé à ce jour à plus de 55 000 hectares. Il ne peut pas être géré par un seul groupe ou même une seule entité, explique Joanne Hammond.

Le partenariat entre les Premières Nations et les pompiers de la province est essentiel, car ces derniers sont capables d’intervenir au sol comme dans les airs, ce que la communauté ne peut pas faire seule. Celle-ci se dit toutefois fière d'avoir pu mettre son savoir à contribution pour lutter contre l’incendie.

Beaucoup de pompiers sont repartis avec une meilleure compréhension de ce que les peuples autochtones peuvent apporter comme expertise.

Une citation de :Joanne Hammond, archéologue et directrice du patrimoine, Skeetchestn Natural Resources Corporation
Joanne Hammond espère maintenant faire valoir ce savoir dans la lutte contre les incendies, afin de les prévenir. Elle aimerait, par exemple, voir réapparaître des pratiques ancestrales comme celle des brûlages traditionnels.

Brûler des forêts pour mieux les protéger
Cette tradition autochtone consiste à démarrer des incendies contrôlés au printemps et à l’automne, soit avant et après la saison des feux. Cela permet de réduire la quantité de combustible pouvant alimenter les feux, de favoriser la croissance de nouvelles plantes​​ et d'augmenter la quantité de nutriments dans le sol.


’ancien chef de la communauté de Skeetchestn et premier commissaire aux langues autochtones du Canada, Ron Ignace, s’est remis à cette pratique il y a 15 ans.

J'ai pu faire revenir des plantes importantes qui n'avaient pas poussé à cet endroit depuis 100 ans, en utilisant du feu, confie-t-il. Ce savoir lui a été transmis par son arrière-grand-père, qui était responsable de ces brûlages en forêt.

La politique de suppression des incendies du Service des forêts de la Colombie-Britannique a mis fin à la plupart des brûlages traditionnels dans les années 1930. Selon la province, les saisons des feux de forêt sont plus longues en raison des changements climatiques et de l'accumulation de combustible due à la suppression des incendies.

Avant d’atteindre les infrastructures, l’incendie de Sparks Lake a rapidement ravagé une grande partie de la vallée.

Celle-ci est très importante pour la communauté autochtone, car elle fournit une grande quantité de nourriture lorsque l’on chasse, explique Ron Ignace.

C'est comme notre magasin. Mais maintenant, vous pouvez voir ce qui lui est arrivé, toute la vallée a été complètement détruite, déplore-t-

Un appel à la reconnaissance des savoirs traditionnels
Selon Ron Ignace, il est temps que les connaissances autochtones soient mises en pratique à plus grande échelle. Nous sommes sur cette terre depuis 10 000 ans. Nous avons appris des choses [...] sur les forêts que nous pouvons communiquer au reste du monde. Nous n'avons pas peur de mettre nos connaissances à l’épreuve de la science occidentale.

Dans le contexte de la réconciliation, je pense qu’il est important que les connaissances autochtones soient pleinement reconnues et validées pour leur histoire et pour ce qu'elles ont à offrir en matière de restauration écologique, soutient Marianne Ignace, linguiste et anthropologue à l’Université Simon-Fraser et épouse de Ron Ignace.

Qu’en est-il des autres communautés?
Si la nation de Skeetchestn a pu maintenir les flammes à distance et éviter le pire dans l’attente des secours grâce au savoir-faire traditionnel et à l’équipement dont elle dispose, toutes les communautés ne peuvent pas en faire autant, explique Joanne Hammond.

Il y a beaucoup de communautés qui sont beaucoup plus petites et qui n'ont pas ces ressources à portée de main, note-t-elle. Elles comptent entièrement sur le gouvernement et sur leurs voisins.

Alors qu’un deuxième feu, à Tremont Creek, menace le sud de la communauté, les résidents planifient déjà la restauration de l'environnement endommagé par les feux. Il faudra une vie entière ou plus pour que cette terre puisse être restaurée, estime Ron Ignace. Ce travail, les résidents comptent le faire dans le respect de leurs traditions.''

  732 vues

Fil complet:

 Fil RSS du sujet

201635 messages dans 41228 fils de discussion, 1279 utilisateurs enregistrés, 83 utilisateurs en ligne (0 enregistrés, 83 invités)
Temps actuel sur le forum : 09/05/2026, 17:14
Fil RSS des messages  Fil RSS des discussions | Contact
powered by my little forum