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Feux d’artifices du 14 Juillet et environnement

par Jeromec, mercredi 14 juillet 2021, 11:13 (il y a 1760 jours)

Bonne fête à tous nos Ami(e)s français du forum que ce soit d'Amérique ou encore d'outre Mer.... bonne fête... malgré la passe sanitaire pour pouvoir participer aux festivités.

Une occasion également pour réfléchir sur les moyens de rendre les festivités un peu plus VERTE... Pour avoir été un 4 juillet aux États-Unis, la pollution générée par les feux d'artifices semblent être le cadet de leurs souscis, maais des réflexion s'amorcent ailleurs.

Je poste deux articles un pour la France et l'autre pour l'Estrie au Québec

Feux d’artifices du 14 Juillet et environnement : comment verdir le bouquet ?

https://www.liberation.fr/environnement/pollution/feux-dartifices-comment-verdir-le-bou...


Suppression de composants chimiques, utilisation de matériaux biodégradables, compensation carbone voire diminution de la quantité d’explosifs… Les initiatives se multiplient pour tenter de rendre les spectacles pyrotechniques plus respectueux de l’environnement.

Le coup de com est habile. La semaine dernière, la mairie de Bordeaux, remportée par les écolos aux dernières élections, a annoncé que son feu d’artifice du 14 Juillet serait «plus vertueux» cette année. Il sera sans plomb, sans chlorate, ni retombées de plastique et d’aluminium dans la Garonne. «Un challenge» réalisé par la maison historique de la pyrotechnie Ruggieri. Du côté des professionnels du secteur, on ricane. «Oui, c’est une innovation… d’il y a dix ans», raille l’un d’eux. Autant les artificiers que les municipalités tentent de limiter les effets néfastes des spectacles pyrotechniques. Et ils commencent à communiquer sur le sujet.

«Les feux d’artifice souffrent d’une mauvaise image en termes d’environnement parce que c’est fabriqué avec des produits chimiques, ça dégage de la fumée, c’est sale. Pendant très longtemps, la profession a fait le dos rond, sans trop se préoccuper de cet aspect. Mais depuis quelques années, c’est une préoccupation majeure pour tout le monde», explique à Libération Patrick Brault, directeur artistique et responsable des grands spectacles chez Brezac Artifices, entreprise basée en Dordogne.

La profession l’admet, un feu d’artifice pollue. Celui de Paris, pour le 14 Juillet, demande trois tonnes de poudre pour un spectacle d’une trentaine de minutes, selon l’Union professionnelle des créateurs de spectacles pyrotechniques. Soit près d’1,5 tonne de CO2 envoyée dans l’air pour dessiner cœurs, palmiers ou encore étoiles scintillantes. C’est l’équivalent des émissions d’un passager effectuant un aller-retour Paris - New York en avion.

Cocktail chimique
La qualité de l’air en est forcément affectée. En novembre dernier, l’Inde a dû interdire les feux d’artifice et pétards durant Diwali, la fête des lumières indienne, où les explosifs fusent habituellement de toutes parts. Une décision inédite pour limiter la pollution dans le pays. Un épais nuage toxique risquait d’aggraver la condition des malades du Covid-19. La France n’en est pas là, même si une interdiction peut être localement décidée par arrêté en cas de qualité de l’air déjà très dégradée.

Les feux d’artifice ont un effet explosif mais ponctuel. Ils génèrent bien moins de pollution que le trafic routier. Cependant, dans de nombreuses régions, les analyses atmosphériques détectent leur présence. Sur les graphiques, on constate des pics de pollution le 14 juillet ou le 31 décembre à proximité des lieux de tir. «En Bourgogne Franche-Comté, les niveaux de particules fines peuvent être multipliés par 30 sur deux heures, mais ça redescend assez vite», précise Elise Darlay, pour Atmo Bourgogne Franche-Comté, association agréée de surveillance de la qualité de l’air.

Atmo Auvergne Rhône Alpes a, de son côté, réalisé en 2019 une étude bibliographique pour mieux connaître le cocktail de substances dégagé dans l’atmosphère. L’association relève «de nombreux polluants émis lors des tirs de feux d’artifice, dont certains avec un impact sanitaire avéré (particules, soufre, COV, métaux, perchlorate…)».

Certains des polluants sont formés par réaction chimique du fait de la présence de métaux. Pour fabriquer un explosif coloré, il faut d’abord de la poudre noire, composée de soufre, de salpêtre et de carbone. Elle déclenche la combustion du produit chimique disposé autour et qui donne sa couleur au feu d’artifice. Les métaux ajoutés dans la composition varient selon l’effet recherché : strontium pour le rouge, baryum pour le vert, titane et aluminium pour l’argenté, antimoine pour les scintillements.

Améliorer la composition des bombes d’artifices tirées est une des pistes d’amélioration pour les artificiers. Le plomb, utilisé pour générer les crépitements, a été supprimé il y a une dizaine d’années. La profession tente progressivement de trouver des molécules plus propres. C’est désormais la course à l’innovation. «Depuis deux ans, il y a une vraie demande de nos clients qui veulent avoir des informations sur la question», note l’artificier Patrick Brault.

«Bombes 100 % biodégradables»
Les municipalités, en particulier, sont plus regardantes. Certaines ont même des clauses spécifiques, exigeant un meilleur respect de l’environnement dans leurs appels d’offres. C’est le cas de la mairie écologiste de Lyon. «Cette année, nous avons choisi un artificier qui a une vraie politique concernant la pollution générée par le feu d’artifice : les bombes sont 100 % biodégradables, principalement avec des coques en carton, sans protections en aluminium, ils ont du matériel de tir de plus grande résistance et donc qui dure plus longtemps, ils limitent l’utilisation des fils électriques en privilégiant les techniques de tir déclenché à distance avec de la HF [haute fréquence], on recycle les déchets qui retombent via des filières agréées», détaille la mairie, contactée par Libération. La société retenue est Brezac Artifices, citée plus haut. Son directeur artistique, Patrick Brault, précise que l’absence de coques plastique et d’emballages aluminium est désormais très courante. Ces matériaux étaient décriés car ils retombaient sur les lieux de tir, souvent proches de la mer ou de cours d’eau.

Cette année, la vraie nouveauté du prestataire consiste à être plus transparent sur les émissions générées par ses spectacles. La mairie de Lyon sait ainsi que le feu d’artifice choisi pour ce 14 Juillet équivaut à 480 kilos de CO2. La société basée en Dordogne a mis un an à faire le tour de ses fournisseurs pour estimer l’empreinte carbone de chaque artifice. Un moyen de faire le bilan et de mesurer les éventuels progrès à venir, mais surtout de compenser la pollution occasionnée. Via l’organisme Reforest’Action, la société estime combien d’arbres doivent être plantés pour absorber le CO2 généré par les artifices et par leur mise en place, comme le transport. Pour Lyon, quatre arbres vont ainsi être plantés dans l’Eure via un programme de reforestation, pour une capture de 600 kilos de CO2.

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9 févr. 2021
Cette offre, qui conjugue à la fois limitation et compensation de la pollution, a convaincu d’autres municipalités cette année : Bergerac, Cannes, et les écolos Grenoble, Poitiers et Annecy. A Bordeaux, la maison de pyrotechnie Ruggieri a aussi mis en place cette compensation, qui semble toutefois moins intéressante. Le feu d’artifice, équivalent à un Bordeaux-Venise en voiture, donnera lieu à la plantation d’arbres au sein du domaine toulousain de 115 hectares appartenant à l’artificier, selon l’AFP.

Moins de feux, plus de lasers et de musique
D’autres proposent plutôt de réduire la voilure : utiliser moins de feux d’artifice pour moins polluer. C’est le cas de la jeune société Stardust Pyrotechnie, basée en Loire-Atlantique. A Redon (Ille-et-Vilaine), elle a été retenue pour un spectacle «hybride». «Nous proposons de couper la poire en deux : on diminue la quantité d’explosifs, mais on ne supprime pas totalement la partie pyrotechnie non plus. Parce que les gens veulent des explosions, du rythme, que ça prenne aux tripes. Le feu d’artifice reste quelque chose de très populaire», explique le patron Sébastien Brochu. En collaboration avec d’autres acteurs du secteur, il complète avec des jets d’eau, des lasers, des flammes, des projecteurs, de la musique. Des dispositifs qui certes ne libèrent pas de cocktail chimique dans l’air lors du spectacle, mais sont très gourmands en électricité.

D’autres villes ont fait le choix de rompre avec la tradition du feu d’artifice en optant pour des spectacles de drones ou de lasers. La mairie de Prague, en République Tchèque, a par exemple abandonné les explosifs lors du jour de l’An 2020, pour des raisons écologiques. Elle a préféré offrir une projection vidéo sur les façades de bâtiments, sur le modèle de la Fête des lumières à Lyon. Mais là aussi, les outils high-tech utilisés ne sont pas sans effets pour l’environnement. Ils sont plus indirects, et donc moins visibles.''

https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1808788/fete-du-lac-des-nations-feu-artifice-petit...

Une pétition lancée contre le feu d'artifice de la Fête du lac des Nations

Radio-Canada
hier à 16 h 28
Une Sherbrookoise lance une pétition pour dénoncer le grand feu d'artifice prévu samedi à l'occasion de la Fête du lac des nations.

Émilie Hamel souhaite sensibiliser les gens sur leurs choix festifs pour les célébrations à venir. Elle craint les impacts négatifs des feux d'artifice sur l'environnement.

Je me dis que même s’il n’y a pas beaucoup de gens qui signent, le but est que les gens aient l’occasion de réfléchir sur nos pratiques festives, a-t-elle confié. On dit que Sherbrooke est une ville verte, je suis bien d’accord. On aime ça mettre des arbres, on aime ça mettre ça propre. Mais ce n’est pas seulement une question de végétation, c’est aussi un moyen de consommation.

La pétition électronique sera envoyée au maire de Sherbrooke plus tard cette semaine. Je me dis que ce serait intéressant que, pendant les prochains conseils, il y ait une discussion par rapport aux priorités sur le plan environnemental, souhaite-t-elle.

Mme Hamel est consciente que les feux d’artifice mobilisent les foules et qu’il y a du travail à faire quant à la sensibilisation. C’est sûr que deux, trois jours, ce n’est pas beaucoup. Mais si on en parle encore par la suite, même à la suite des feux de samedi, bien ça aura déjà un impact, peu importe le nombre de signatures.

La pétition NON au feu d’artifice géant du Lac des Nations, prévu à Sherbrooke, le 17 juillet 2021 se trouve sur la page Facebook Mouvement Sherbrooke Démocratie. Elle a pour l'instant récolté moins de 20 signatures.

De son côté, l'organisation de la 40e édition de la Fête du lac des Nations promet le plus grand feu d’artifice jamais lancé à Sherbrooke, samedi soir...

.....

Hier j'étais sur les ondes du réseau radio Cogeco sur la ligne ouvert pour saluer la performance du Canadiens de Montréal ainsi que du travail de Val Plante pour l'organisation de la sécurité et la diffusion du match sur d'autres sites que le Centre Bell afin de diminuer le nombre de personnes devant le centre Bell..

Je me suis obstiné un peu avec l'animateur qui doutait que c'était possible d'avoir des décès pendant ces festivités...

or....
https://www.tvanouvelles.ca/2021/07/05/le-gardien-des-blue-jackets-matiss-kivlenieks-es...

Le gardien des Blue Jackets Matiss Kivlenieks tué par un feu d'artifice
AFP et Agence QMI| Publié le 5 juillet 2021 à 09:04 - Mis à jour le 5 juillet 2021 à 15:55

L'attaque d'un commissariat aux feux d'artifice provoque l'émoi au sein de la police:-(

https://www.youtube.com/watch?v=K5BLv8X9v1s

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