MESSAGE URGENT DE MARIE ...(Medjugorje)
La seule qui peut nous sauver de tout ce marasme et délire collectif....
Ste-Myriam!
MESSAGE URGENT DE MARIE ...(Medjugorje)
https://www.youtube.com/watch?v=QZx5e0evjx4
Désolé pour la France, mais ça regarde mal pour vous, si vous ne retournez pas à la prière.....
Je vous salue, Marie, pleine de grâce;
Le Seigneur est avec vous;
Vous êtes bénie entre toutes les femmes;
Et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni.
Sainte Marie, Mère de Dieu,
Priez pour nous, pauvres pécheurs
Maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.''
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MESSAGE URGENT DE MARIE ...(Medjugorje)
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À 8 min. 50 sec.: Faites un don! ("Je suis pauvre").
Oui, pauvre lui...
UN QUÊTEUX DE PLUS SUR LE WEB !
Plus que la multiplication des pains, la multiplication des quêteux pour faire financer leur propagande délirante!
Rémi Croix d'acier, ça fait un peu médiéval, un peu croisade.
Il s'est trompé de millénaire!


L'Église Virtuelle... loi de la dîme
MESSAGE URGENT DE MARIE ...(Medjugorje)
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Oui, pauvre lui...
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Avec la quantité d'Églises qui brûlent au Canada... de plus en plus la tendance est à l'église VIRTUELLE... alors ceux qui veulent encourager les ''pasteurs'' virtuel... pourquoi pas les financers avec la ''loi de la dîme''La loi de la dîme existe depuis le début et continue aujourd’hui.
''La première mention distincte du mot « dîme » dans la Bible se trouve dans le tout premier livre de l’Ancien Testament. Abram […] rencontra Melchisédek, roi de Salem et sacrificateur du Dieu Très-Haut. Melchisédek le bénit et Abram « lui donna la dîme de tout ». (Genèse 14:20).
Quelques chapitres plus loin, dans le même livre, à Béthel, Jacob fit un vœu en disant : « […] Je te donnerai la dîme de tout ce que tu me donneras » [Gen. 28:20:-22].
La troisième mention qui en est faite est en relation avec la loi lévitique. Le Seigneur déclara par l’intermédiaire de Moïse :
« Toute dîme de la terre, soit des récoltes de la terre, soit du fruit des arbres, appartient à l’Éternel ; c’est une chose consacrée à l’Éternel. » (Lévitique 27:30).''
J'ai allumé un lampion de 5$ pour la Victoire des Lighting de Tambay Bay, ça a très bien marché...
Si je verse un petit montant à la chaîne, peut-être que le miracle Mariale sera exauscé et le Québéc Sauvé...?
Églises Virtuelles...
Plus que la multiplication des pains, la multiplication des quêteux pour faire financer leur propagande délirante!
Rémi Croix d'acier, ça fait un peu médiéval, un peu croisade.
Il s'est trompé de millénaire!
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De plus en plus les Églises sont ''attaquées'' incendiées, pillées, etc...
Le ''virage'' virtuel s'impose
340 millions de chrétiens persécutés dans le monde, encore plus pendant la pandémie
https://www.journaldemontreal.com/2021/01/12/340-millions-de-chretiens-persecutes-dans-...
Dans certains pays, juste d'aller à l'Église, c'est devenu risqué pour sa vie... mieux vaut se tenir à carreau avec l'Église Virtuelle.... le tout sous forme de contribution volontaire... c'Est toujours mieux que Légros qui vole 800 million$ à Val de Montréal...
Les Chrétiens de plus en plus se ralient massivement sur la toile pour avoir nos pasteurs préférés à la Paul Begley...
Breaking: "Aliens Threats On The World" Prophecy Revealed
https://www.youtube.com/watch?v=JtceHnxSaK0
Les Extraterrestres s'en viennent...
HOMME D'AFFAIRES AUSSI !
Si je verse un petit montant à la chaîne, peut-être que le miracle Mariale sera exauscé et le Québéc Sauvé...?[/b]
Je gagerais que cette business est rentable!
Pourquoi quêter en plus?
https://fr.tipeee.com/croixacier-fr
PAUVRE BUSINESSMAN
le Parti Conservateur du Canada...
Si jamais tu veux faire un don pour une cause perdue d'avance... tu peux toujours aider à financer le Parti Conservateur du Canada...
https://donate.conservative.ca/fr/
Pour l'autre entreprise, au moins, tu as quelque chose en retour... pour le Parti Conservateur, financer un parti qui a perdu les élections avant même que ça soit commencé....
J'ai hâte que ça commence pour rigoler de leurs publicités électorale 
On va bien rigoler...
j'aurai voulu etre un artiste
Je suis convaincu que beaucoup d'hommes d'affaires ou politiciens seraient bien plus heureux d'avoir fait une carrière d'artiste... c'est plus amusant, moins stressant et plus épanouissant...
Starmania - Le blues du business man (J’aurais voulu être un artiste)
https://www.youtube.com/watch?v=9I6WbsZYRnc
Lorsque je travaillais pour Cavalia Odysséo... même au Salaire minimum c'était du fun au maximum...
J'aurais peut-être dû accepter de partir en tournée avec eux comme superviseur....
Mais bon, ce fût toute une odyssée, je me suis inventé le poste de gardien de sécurité pour les chevaux..
Je n'ai pas eut à mordre personne ni à donner des tickets de 1550$... avec de la courtoisie mais fermeté, ça fonctionne...je devrais donner des cours au SPVM...
Cavalia Odysseo - a two minute glimpse at Cavalia
Valérie Plante chante à Belle et Bum
Ce qui fait de Val une politicienne exceptionnelle... son côté ARTISTIQUE, elle sait faire de la Bande Dessinée et Chanter...
Pour être une bonne politicienne...un côté artistique ça aide...
Même dans la création de publicités électorales, un côté artistique ça aide....
Pour Erin No Tool... il n'est pas sorti du bois...
https://www.mondedestars.com/nouvelles/valerie-plante-chante-a-belle-et-bum-et-nous-don...
Valérie Plante chante à Belle et Bum
On savait que Valérie Plante avait un amour inconditionnel de la culture québécoise, tout particulièrement la poésie. On sait également qu'elle a toujours fait de la langue française l'une de ses grandes priorités. Ce qu'on ne savait pas, c'est que la mairesse de Montréal avait un impressionnant talent de chanteuse. Elle le démontrera d'ailleurs samedi soir alors qu'elle sera sur le plateau de l'émission Belle et Bum, diffusée sur les ondes de Télé-Québec.
Dans un premier extrait diffusé sur les médias sociaux, on voit Valérie Plante interpréter la magnifique chanson Au long de tes hanches, un texte de Gaston Miron qui a été mis en musique pour l'album Douze hommes rapaillés chantent Gaston Miron.
Sur sa page Facebook, la mairesse de Montréal a écrit: « J’aime la poésie. Passionnément. C’était donc tout naturel pour moi de choisir de chanter Gaston Miron à Belle et Bum. Merci à toute l’équipe de Normand Brathwaite de m’avoir accueillie. L’émission complète sera diffusée samedi le 27 mars. »
Voici la séquence en question, qui a été publiée sur la page Facebook de l'excellente émission Belle et Bum:
On doit dire qu'on adore quand les politiciens nous montrent une facette plus humaine de leur personnalité et c'est avec beaucoup d'étonnement qu'on a découvert le talent de chanteuse et d'interprète de madame Plante. Bien sûr, elle s'engagera au cours des prochains mois dans une course à la mairie de Montréal qui l'opposera vraisemblablement encore une fois à Denis Coderre. Mais au-delà de la politicienne, c'est avec plaisir qu'on a découvert la sensibilité et la profondeur de la femme.
La vidéo a généré de très nombreux commentaires et en voici d'ailleurs quelques uns que l'on a spécialement sélectionnés pour vous:
« Woww vous avez une superbe voix madame la Mairesse Magnifique interprétation en plus #Bravo »
« Wow! Mais vous avez tout les talents Valérie! Impressionnant! Tellement une belle voix! »
« Wow chanson magnifique, intelligence du texte et très jolie voix. Bravo »
« C'est vraiment magnifique madame Plante, très belle et juste voix! Bravo ! En plus vous chantez avec votre coeur. »
« My God! C’est incroyable de t’entendre chanter, tout un talent caché, toute une belle voix qui emporte mon âme! Tu es une véritable lumière! Une vraie de vraie! J’espère vous entendre à nouveau, continuez surtout! Bravo! »
« Madame la Mairesse vous m'avez réjouie et surprise bravo et merciiiiiii »
« Vraiment beau timbre et surtout, une utilisation de bon gout de sa capacité vocale. C'est pas show-off, c'est contrôlé mais dégagé, sobre mais aussi nuancé, discret mais ouvert en même temps. J'aime bien. »
MEDJUGORJE, UN FILON D'OR
Sensationnel, les moutons font la file pour se faire tondre!

Pyramide yougoslavie.....
Un temple de guérison t'attend en Yougoslavie... bon Voyage Gratisssss comme l'eau en bouteille de Manon Massé...
En Bosnie, une pyramide controversée boostée par la venue de Djokovic | AFP
Les scientifiques ont beau démentir, la montagne qui surplombe la ville bosniaque de Visoko attire des milliers de visiteurs dont le serbe Novak Djokovic, pensant qu'il s'agit d'une ancienne pyramide artificielle dotée de pouvoirs de guérison.
https://www.youtube.com/watch?v=tVFEQnZb2vI
Les Pyramides de Bosnie
Passionné par de nombreux phénomènes atypiques comme les Crop Circles, les Crânes de Cristal, les Crânes Longs, les Anciens Artefacts (Ooparts) ou les Pyramides dont on ne nous parle pas...
Il parcourt le monde pour trouver des réponses et se connecter au savoir perdu des anciens.
Pour ce faire, il s’est rendu sur de nombreux lieux sacrés et a rencontré les autochtones lors de ses voyages initiatiques qu'il organise en Angleterre, en Bosnie, sur L’Île de Pâques, chez les Indiens Hopis aux USA, au Mexique et Guatemala, Pérou & Bolivie ou encore pour nager avec les Dauphins et les Baleines !
Depuis sa petite enfance il dessine les crânes sans savoir pourquoi, en 2005 il devient le Gardien du Crâne de Cristal
Sirius et en 2009 il reçoit, par un Chamane Lacandon, son baptême Maya.
Il travail également depuis plus de 20 ans sur le phénomène des Crop Circles et les visite chaque année depuis 13 ans.
Il est également l'Organisateur du Festival des Crânes de Cristal en France, des Salons Bien Etre, Bio & Thérapies de Mandelieu, Bordeaux et Toulouse et du Festival de Musiques Zen, Bien Etre & Spirituelles.
Sa vie se consacre aujourd’hui aux anciens Crânes de Cristal, aux Pyramides (dont celle de Bosnie), aux Sites Sacrés, aux Dauphins & Baleines, aux Crop Circles et aux Mystères du Monde.
En 2006, le monde de l'histoire et de l'archéologie a été secoué à sa base, quand Sam Osmanagic a annoncé la découverte des pyramides les plus grandes et plus anciennes du monde, dans la ville de Visoko, juste à l'extérieur de Sarajevo.
Depuis lors, le projet est devenu le site des plus grandes fouilles archéologiques dans le monde.
Soutenue par des centaines de chercheurs et visité par des milliers de personnes chaque année, viennent pour constater les progrès des fouilles, car c’est un nouveau chapitre de l'histoire qui est activement en cours d'écriture.
Mais il y a beaucoup plus en Bosnie, pas seulement les pyramides, ce qui explique pourquoi cette conférence dédiée à ce lieu unique !
Patrice Marty est le 1er Français à se rendre en Bosnie avec un groupe et depuis il est l'Administrateur du Site Officiel des Pyramides de Bosnie en langue française et collabore avec Sam Osmanagich, l'archéologue qui à découvert cette structure.
J'ai creusé la mystérieuse pyramide du Soleil
Et si l'histoire de l'humanité dans les écoles étaient complètement fausse et que des civilisations très avancées existaient bien avant Jésus....
https://www.neonmag.fr/experience-jai-creuse-la-mysterieuse-pyramide-du-soleil-488367.html
I nscriptions étranges, roches guérisseuses, savants illuminés… Depuis 2006, une étrange colline en Bosnie-Herzégovine excite les mystiques et les complotistes. Pour le Dr Sam, aucun doute: il s’agit de la plus grande et plus ancienne pyramide du monde ! De quoi réécrire les livres d’histoire. Pioche à la main, Julien a tenté de percer ce mystère.
Tchak ! Ma pioche percute la roche. Tchak ! Je suis dans un trou de plusieurs mètres de profondeur. La sueur se mêle à la poussière. Le sol se dérobe sous mes pieds. Tchak ! Peter, un Hollandais de 49 ans, s’acharne sur une faille quelques mètres derrière moi. « Julien, viens m’aider à gratter là-dessous. » Je plonge une longue tige en métal dans l’entaille et force comme un damné, arrachant des bouts de terre humide. Peter se penche sur l’ouverture : « Tu sens ? Il y a de l’air frais qui sort. Il doit y avoir une chambre d’accès, là, sous nos pieds ! » Nous sommes une dizaine à oeuvrer autour du gouffre. L’excitation est à son maximum.
Notre mission ? Creuser la pyramide du Soleil. Elle est située au-dessus de la petite ville de Visoko, à 30 kilomètres de Sarajevo, en Bosnie-Herzégovine. Chaque été, des centaines de volontaires fouillent le site, bien décidés à réécrire l’histoire de l’humanité. Car l’enjeu est de taille : la pyramide serait la plus grande et la plus ancienne du monde ! En tout cas, c’est ce qu’affirme Semir Osmanagich, l’homme qui l’a découverte et que tout le monde appelle Docteur Sam. Tchak ! Allez, encore un bon coup de pioche !
« Tu sens? Il y a de l’air frais qui sort! Il doit y avoir une chambre d’accès, là, sous nos pieds! » Photo: Julien Chavanes
Je suis arrivé à Visoko trois jours plus tôt. A l’entrée de la ville, de multiples logos en formes pyramidales accueillent les visiteurs. L’annonce, en 2006, de la découverte du Dr Sam a déclenché un business pointu. On peut déguster les « pâtisseries de la pyramide » et le plus grand hôtel du coin a été rebaptisé Piramida Sunca. C’est là que sont logés les volontaires. Tarif pour jouer les archéologues : 20 euros par jour, repas compris.
Quand j’arrive, ils sont environ vingt-cinq, âgés de 16 à 60 ans, et viennent de partout : France, Angleterre, Pays-Bas, Argentine, Nouvelle-Zélande, etc. Je partage ma chambre avec Jonathan, un Français de 32 ans, et Christophe, Luxembourgeois de 21 ans. Ils sont ici pour trouver des réponses. Sur la pyramide, évidemment. Mais surtout sur eux-mêmes. « Ça fait un mois que je suis arrivé, raconte Jonathan, grand brun à l’aura bienveillante. J’ai l’impression d’ouvrir ma conscience, de découvrir un nouveau monde. Je me sens bien ici. »
La pyramide du Soleil se dévoile derrière la grande vitre de la salle commune. Juste une petite montagne d’un peu plus de 200 mètres de haut, couverte de verdure. Pas très impressionnante. Le Dr Sam tient à faire des présentations officielles. Il emmène les nouveaux venus sur un petit chemin de sable qui offre un superbe point de vue sur sa créature. Il porte beau, du haut de ses 53 ans. Regard bleuté, teint hâlé, chapeau d’aventurier, cartouche égyptien sur le torse, boussole et couteau à la ceinture. Un Indiana Jones bosnien, affublé en permanence d’un caniche géant baptisé Sunny et parfaitement toiletté.
Il tend le bras vers le sommet et déroule un discours mille fois répété : « Il y a des pyramides dans le monde entier : en Egypte bien sûr, mais aussi au Mexique, en Chine, en Italie, en Indonésie. 99 % d’entre elles sont recouvertes de végétation avant d’être révélées. Comme celle-ci. » Je plisse les yeux. C’est vrai qu’elle est drôlement pointue… « J’ai découvert ce relief en 2005. J’ai tout de suite remarqué ses quatre faces parfaitement orientées vers les points cardinaux. » Il pointe l’aiguille de sa boussole pour appuyer sa démonstration.
« La nature ne fait pas ça. C’est une construction. Après de nombreuses recherches, je peux affirmer qu’il s’agit de la plus grande et de la plus ancienne pyramide du monde. »
Le Dr Sam est fier de ses volontaires : « Cette année, ils sont plus de 400 à participer au projet. C’est le site archéologique le plus actif du monde ! Les scientifiques mainstream ne m’aiment pas, ils ont peur que ma découverte bouleverse leur travail. Mais je n’ai pas besoin d’eux. J’ai besoin du peuple. Et il vient à moi. » D’abord intriguée, la communauté scientifique a vite rangé le Dr Sam au rayon charlatans. Peu lui chaut : après la pyramide du Soleil, il dit avoir découvert quatre autres pyramides aux alentours. Celles de la Lune, du Dragon, de la Terre et de l’Amour !
C’est Tim, un Néo-Zélandais aux faux airs de Klaus Kinski, qui dirige les travaux. Un archéologue ? « Non, avant je travaillais dans la musique. Mais j’ai déjà fait des fouilles. Dans mon jardin. » Chaque matin, Tim organise les équipes. Le lendemain de mon arrivée, je suis désigné pour aller creuser le tunnel de Ravne, à l’est de la ville, loin de la pyramide. Il est censé être le point d’accès d’un vaste réseau souterrain qui mènera, à terme, jusqu’aux entrailles de l’édifice. Pour l’instant, environ 350 mètres ont été creusés. A l’entrée, on vend le légendaire chapeau du Dr Sam pour 7,50 euros et… des cailloux. 2 euros pièce. Casque de chantier sur la tête, je m’enfonce dans les profondeurs de Visoko.
« Les scientifiques mainstream ne m’aiment pas, ils ont peur que ma découverte bouleverse leur travail. Mais je n’ai pas besoin d’eux. J’ai besoin du peuple. Et il vient à moi. » © Ziyah Gafic pour NEON
« Approchez vos mains du mégalithe. Il vibre à 28 kHz. C’est une fréquence qui soigne. Vous sentez ? » Non. J’ai juste froid. Mais à côté de moi, une fille a l’air de sacrément vibrer : « Oui… c’est chaud… ça fait du bien. » Nous sommes installés autour d’une grosse pierre : le mégalithe K2. « Nous l’avons fait analyser, c’est de la céramique, ce qui signifie qu’il a été fabriqué. A l’intérieur, un noyau de quartz. C’est ce qui provoque la vibration. La pyramide agit comme une immense machine à produire de l’énergie. Elle a été construite par une civilisation très ancienne et très avancée. »
Vu d’ici, ça ressemble surtout à une vieille mine délabrée. La terre est meuble, à peine soutenue par des poutres rongées par l’humidité. De la roche me tombe sur la tête à chaque pas. Dans les virages, des panneaux indiquent la teneur en « bovis », une unité qui mesure l’énergie « cosmotellurique ». « Nous sommes ici à 25 000 bovis, c’est énorme ! » s’enthousiasme le Dr Sam. « Les moines bouddhistes sont à 14 000. Moi, je suis à 18 000, ce qui signifie que je peux soigner. » Je me joins au flot des volontaires, qui sortent des brouettes de gravats. Anne, une Française de 45 ans, travaille dans la bonne humeur : « Hier, l’atmosphère était négative. C’était comme si le tunnel nous refusait. Mais aujourd’hui, nous avons fait une demande avant d’entrer, et ça se passe beaucoup mieux ! » Un pendule à la main, Anne tente de trouver des sources d’eau dans les galeries. C’est pour renouer avec une vie antérieure qu’elle est venue à Visoko : « Je suis persuadée d’avoir vécu ici quelque chose de très fort. Je dois me reconnecter avec moi-même. »
Séance de guérison sur monolithe vibrant. @Ziyah Gafic pour NEON
Plus tard, le Dr Sam m’entraîne devant une pierre couverte d’inscriptions. Une de ses grandes fiertés : « Elle date d’au moins 30 000 ans avant Jésus-Christ. » Je me penche sur la chose : les entailles sont grossières et surlignées de noir. Comme passées au feutre. « C’est la plus ancienne forme d’écriture de l’histoire de l’humanité ! Les livres scolaires sont faux ! » A-t-il traduit ce message ? Silence gêné. Comme si l’information était trop énorme. Il chuchote : « Tu trouveras la réponse dans mon livre. » Il est vendu 10 euros à la sortie. J’en profite pour discuter avec Leila, qui tient le stand. « Tu crois aux pyramides ? » « Un peu. Mais pas à celle de la Lune. » « C’est chouette d’être ici ? » « Oui, les volontaires sont sympas. Où est-ce que je pourrais travailler sinon ? Il n’y a pas de boulot à Visoko. » En parcourant le bouquin du Dr Sam, je trouve vite la traduction des symboles inscrits sur la pierre : « Nous sommes bloqués. Nous allons devoir nous défendre, jusqu’à ce que nous puissions à nouveau emprunter la porte des Etoiles. »
Le soir, les volontaires se réunissent sur la terrasse de l’hôtel. Je discute avec un groupe de Français qui accompagnent un explorateur d’une cinquantaine d’années, un certain Dominique Jongbloed. Mathieu, 25 ans, se définit en riant comme un « chasseur de pyramide communiste ». Il n’est pas prêt à tout avaler : « Je veux me faire ma propre opinion. » La discussion s’attarde sur la découverte de squelettes géants qui remettent sérieusement en question la théorie de l’évolution.
Pour Jonathan, mon pote de chambrée, c’est tout vu : « On vient d’une autre planète. Nous sommes des êtres magiques, sauf qu’on n’en a pas encore conscience. »
Dans le groupe, Jonathan est appelé « l’oracle ». Il tente de faire progresser ses talents de guérisseur, notamment sur les coups de soleil des collègues. De son côté, Christophe dessine sur les murs de la terrasse des crop circles, ces formes étranges qui apparaissent dans des champs, évoquant des technologies extraterrestres. Mathieu, Jonathan et Christophe ont un point commun : c’est sur le web qu’ils se sont initiés à un savoir différent, « non manipulé par les médias ».
Christophe raconte : « Il y a un an, j’ai raté mon bac. J’ai commencé à m’intéresser aux Illuminati, aux reptiliens [des extraterrestres mi-hommes, mi-reptiles, ndlr], aux francs-maçons, etc. J’étais submergé d’informations négatives. Je ne voyais plus que le mal dans le monde. J’avais l’impression d’être vide et inutile. J’ai décidé d’agir, de ne pas rester devant mon ordi. » Jonathan en est persuadé : « Il y a un mouvement profond porté par internet. Nous sommes les Alternatifs. Nous voulons changer les choses. Et je suis sûr que ça passe par ces pyramides. »
Une ombre vient s’asseoir à côté de moi. C’est Peter. Il parle doucement : « Je sens et j’entends les esprits. » OK Peter. « Il s’est passé des choses très tristes dans cet immeuble pendant la guerre. J’ai dû le nettoyer en créant un cercle d’énergie tout autour. Je monte aussi les marches plusieurs fois par jour pour le purifier. Un soir, je suis tombé sur un militaire dans une chambre. Il n’arrivait pas à quitter le monde des vivants. Je lui ai montré le chemin. Maintenant, l’immeuble est apaisé. » Normalement, Peter ne parle pas de tout ça. Mais ici, il se sent écouté : « Nous sommes des gens normaux. C’est ce que tu dois expliquer à tes lecteurs : personne n’est obligé de croire, mais il ne faut pas se fermer à l’autre. » Il s’interrompt, passe ses doigts sur ses tempes : « Hum… quelqu’un frappe à ma porte… tu es un très bon conducteur d’énergie… il faut que j’aille méditer. » Il disparaît dans l’obscurité.
Petite prière collective avant d’attaquer les fouilles. @Ziyah Gafic pour NEON
Le lendemain, on m’envoie sur l’une des faces de la pyramide du Soleil. Les volontaires ont creusé un gouffre qui génère une sacrée excitation : et si l’on trouvait enfin une entrée ? Avant d’attaquer les travaux, nous formons un cercle de méditation autour de l’oracle Jonathan. Puis je me mets au boulot, bien aidé par Peter. Je cogne et creuse sous le cagnard. Mais nos outils ne sont pas adaptés. Peter a une idée : « Dynamite ! On fait tout sauter ! » Pas con. Au sommet, un château médiéval embête les volontaires : « Il faudrait le dégager, je suis sûr que l’entrée est en dessous. »
Visoko est un site archéologique très riche. Régulièrement, le directeur du musée de la ville parvient à faire cesser les fouilles. Mais jamais pour longtemps. Le Dr Sam bénéficie du soutien financier de la Fédération de Bosnie-Herzégovine et de la municipalité. Les pyramides ont trouvé leur place dans un pays traumatisé par la guerre. Le Dr Sam revendique déjà 25 000 visiteurs par an. Il pointe le ciel : « Au sommet de la pyramide, la fréquence de 28 kHz monte et s’amplifie. C’est un signal. Quelque part dans l’espace, ce signal est entendu. » En attendant le grand soir extraterrestre, le Dr Sam propose un dîner chez lui avec quelques amis.
C’est un appartement spacieux au-dessus de Sarajevo. Une bibliothèque, des photos et des articles de presse, un DVD Harry Potter sur la table du salon. Je suis invité avec une famille d’Allemands et Dominique Jongbloed, l’explorateur français dont m’a parlé Mathieu la veille. Aucun doute, c’est un aventurier : il porte un chapeau. Il déroule son CV avec emphase : « J’ai fait deux fois et demie le tour de la terre, découvert plus de 80 sites non répertoriés sur les cartes, et mes livres se sont vendus à plus de 300 000 exemplaires ! » Quand il parle, il a un petit côté François Damiens très troublant.
Il dévoile son grand projet : découvrir Shambala. Une cité légendaire planquée dans l’Himalaya. « On s’y déplaçait sur des ponts de lumière. Je pense qu’elle a été habitée par une civilisation extraterrestre, qui pourrait être la même que celle des pyramides de Bosnie. » Petite précision : malgré ses années d’exploration, Dominique ne parle pas un mot d’anglais. C’est une Québécoise d’une vingtaine d’années qui traduit. Le récit reprend : « Pour atteindre Shambala, j’ai un plan : fabriquer deux zeppelins et me poser aux portes de la cité ! » Pour reprendre mes esprits, j’échange quelques mots avec Danielle, ma voisine allemande, assise à ma gauche : « Nous avons rencontré le Dr Sam lors d’une conférence sur le voyage dans le temps. » Ha oui ? « Nous sommes allés dans le passé à cette occasion. Je l’ai vu comme je vous vois. » A ma droite, la fille de Danielle m’entreprend à son tour :
« Moi, je ne pratique pas trop le voyage dans le temps. En revanche, je voyage dans l’espace. »
Le lendemain matin, je retrouve Danielle et sa fille devant l’hôtel. Beate, une de leurs amies, les a rejointes. Alors que je discute avec un Serbe qui se plaint de douleurs à la poitrine, celle-ci déboule et commence à bouger ses mains autour de lui, sans le toucher. Elle insiste sur son torse, en faisant de grands moulinets, tourne sur elle-même, danse presque. Finalement, elle s’arrête et prend son patient dans ses bras. Elle s’éloigne de lui, se contracte, parcourue de spasmes, secoue la tête violemment. Et d’un coup, part en courant ! Elle détale à grandes enjambées jusqu’au bout de la rue, sautillant dans tous les sens ! En revenant, elle semble apaisée : « J’ai chassé les démons, mais ils étaient puissants. » Elle me regarde intensément : « Tu n’as pas peur ? » Heu, non… « J’ai d’autres vies, sur d’autres planètes. Sur celle-ci, je suis infirmière undercover. Je soulage les malades, mais les médecins n’aiment pas trop ça. »
Le Dr Sam traduit ces étranges symboles: « Nous sommes bloqués. Nous allons devoir nous défendre, jusqu’à ce que nous puissions à nouveau emprunter la porte des Etoiles. » @Ziyah Gafic pour NEON
Les jours sont intenses au pied de la pyramide. Le temps se resserre, capturé dans une dimension parallèle. Je croise Mathieu, l’aventurier communiste disciple de Dominique Jongbloed. « On s’est fait avoir ! On voulait voir une pyramide, on s’est pris une carotte ! Et bien profond. » En revanche, Christophe reste sous le charme : « Je vais revenir l’an prochain. Entre-temps, je vais repasser mon bac. »
Beate apparaît soudain. « Tu es prêt à recevoir quelque chose ? » Elle lève les paumes et les fait tournoyer autour de mon crâne. Elle descend sur mes mains, insiste sur mes doigts, les caresse. Quand elle s’arrête, elle dit juste : « Je t’ai transmis un langage secret. Tu dois le traduire. C’est important pour nous. » J’attends de longues minutes, mais rien ne vient. Avant de partir, j’interroge une dernière fois Jonathan : et si tout était faux ? La pyramide, les Illuminati, les reptiliens, tout ? Il me répond avec un immense sourire : « Et alors ? Si ça me rend heureux ? Je sais que je construis ma propre réalité, mon propre rêve. Ça me convient. »
expérience Histoire
Le soir, les volontaires se réunissent sur la terrasse de l’hôtel. Je discute avec un groupe de Français qui accompagnent un explorateur d’une cinquantaine d’années, un certain Dominique Jongbloed. Mathieu, 25 ans, se définit en riant comme un « chasseur de pyramide communiste ». Il n’est pas prêt à tout avaler : « Je veux me faire ma propre opinion. » La discussion s’attarde sur la découverte de squelettes géants qui remettent sérieusement en question la théorie de l’évolution.
Pour Jonathan, mon pote de chambrée, c’est tout vu : « On vient d’une autre planète. Nous sommes des êtres magiques, sauf qu’on n’en a pas encore conscience. »
Dans le groupe, Jonathan est appelé « l’oracle ». Il tente de faire progresser ses talents de guérisseur, notamment sur les coups de soleil des collègues. De son côté, Christophe dessine sur les murs de la terrasse des crop circles, ces formes étranges qui apparaissent dans des champs, évoquant des technologies extraterrestres. Mathieu, Jonathan et Christophe ont un point commun : c’est sur le web qu’ils se sont initiés à un savoir différent, « non manipulé par les médias ».
Christophe raconte : « Il y a un an, j’ai raté mon bac. J’ai commencé à m’intéresser aux Illuminati, aux reptiliens [des extraterrestres mi-hommes, mi-reptiles, ndlr], aux francs-maçons, etc. J’étais submergé d’informations négatives. Je ne voyais plus que le mal dans le monde. J’avais l’impression d’être vide et inutile. J’ai décidé d’agir, de ne pas rester devant mon ordi. » Jonathan en est persuadé : « Il y a un mouvement profond porté par internet. Nous sommes les Alternatifs. Nous voulons changer les choses. Et je suis sûr que ça passe par ces pyramides. »
Une ombre vient s’asseoir à côté de moi. C’est Peter. Il parle doucement : « Je sens et j’entends les esprits. » OK Peter. « Il s’est passé des choses très tristes dans cet immeuble pendant la guerre. J’ai dû le nettoyer en créant un cercle d’énergie tout autour. Je monte aussi les marches plusieurs fois par jour pour le purifier. Un soir, je suis tombé sur un militaire dans une chambre. Il n’arrivait pas à quitter le monde des vivants. Je lui ai montré le chemin. Maintenant, l’immeuble est apaisé. » Normalement, Peter ne parle pas de tout ça. Mais ici, il se sent écouté : « Nous sommes des gens normaux. C’est ce que tu dois expliquer à tes lecteurs : personne n’est obligé de croire, mais il ne faut pas se fermer à l’autre. » Il s’interrompt, passe ses doigts sur ses tempes : « Hum… quelqu’un frappe à ma porte… tu es un très bon conducteur d’énergie… il faut que j’aille méditer. » Il disparaît dans l’obscurité.
Petite prière collective avant d’attaquer les fouilles. @Ziyah Gafic pour NEON
Le lendemain, on m’envoie sur l’une des faces de la pyramide du Soleil. Les volontaires ont creusé un gouffre qui génère une sacrée excitation : et si l’on trouvait enfin une entrée ? Avant d’attaquer les travaux, nous formons un cercle de méditation autour de l’oracle Jonathan. Puis je me mets au boulot, bien aidé par Peter. Je cogne et creuse sous le cagnard. Mais nos outils ne sont pas adaptés. Peter a une idée : « Dynamite ! On fait tout sauter ! » Pas con. Au sommet, un château médiéval embête les volontaires : « Il faudrait le dégager, je suis sûr que l’entrée est en dessous. »
Visoko est un site archéologique très riche. Régulièrement, le directeur du musée de la ville parvient à faire cesser les fouilles. Mais jamais pour longtemps. Le Dr Sam bénéficie du soutien financier de la Fédération de Bosnie-Herzégovine et de la municipalité. Les pyramides ont trouvé leur place dans un pays traumatisé par la guerre. Le Dr Sam revendique déjà 25 000 visiteurs par an. Il pointe le ciel : « Au sommet de la pyramide, la fréquence de 28 kHz monte et s’amplifie. C’est un signal. Quelque part dans l’espace, ce signal est entendu. » En attendant le grand soir extraterrestre, le Dr Sam propose un dîner chez lui avec quelques amis.
C’est un appartement spacieux au-dessus de Sarajevo. Une bibliothèque, des photos et des articles de presse, un DVD Harry Potter sur la table du salon. Je suis invité avec une famille d’Allemands et Dominique Jongbloed, l’explorateur français dont m’a parlé Mathieu la veille. Aucun doute, c’est un aventurier : il porte un chapeau. Il déroule son CV avec emphase : « J’ai fait deux fois et demie le tour de la terre, découvert plus de 80 sites non répertoriés sur les cartes, et mes livres se sont vendus à plus de 300 000 exemplaires ! » Quand il parle, il a un petit côté François Damiens très troublant.
Il dévoile son grand projet : découvrir Shambala. Une cité légendaire planquée dans l’Himalaya. « On s’y déplaçait sur des ponts de lumière. Je pense qu’elle a été habitée par une civilisation extraterrestre, qui pourrait être la même que celle des pyramides de Bosnie. » Petite précision : malgré ses années d’exploration, Dominique ne parle pas un mot d’anglais. C’est une Québécoise d’une vingtaine d’années qui traduit. Le récit reprend : « Pour atteindre Shambala, j’ai un plan : fabriquer deux zeppelins et me poser aux portes de la cité ! » Pour reprendre mes esprits, j’échange quelques mots avec Danielle, ma voisine allemande, assise à ma gauche : « Nous avons rencontré le Dr Sam lors d’une conférence sur le voyage dans le temps. » Ha oui ? « Nous sommes allés dans le passé à cette occasion. Je l’ai vu comme je vous vois. » A ma droite, la fille de Danielle m’entreprend à son tour :
« Moi, je ne pratique pas trop le voyage dans le temps. En revanche, je voyage dans l’espace. »
Le lendemain matin, je retrouve Danielle et sa fille devant l’hôtel. Beate, une de leurs amies, les a rejointes. Alors que je discute avec un Serbe qui se plaint de douleurs à la poitrine, celle-ci déboule et commence à bouger ses mains autour de lui, sans le toucher. Elle insiste sur son torse, en faisant de grands moulinets, tourne sur elle-même, danse presque. Finalement, elle s’arrête et prend son patient dans ses bras. Elle s’éloigne de lui, se contracte, parcourue de spasmes, secoue la tête violemment. Et d’un coup, part en courant ! Elle détale à grandes enjambées jusqu’au bout de la rue, sautillant dans tous les sens ! En revenant, elle semble apaisée : « J’ai chassé les démons, mais ils étaient puissants. » Elle me regarde intensément : « Tu n’as pas peur ? » Heu, non… « J’ai d’autres vies, sur d’autres planètes. Sur celle-ci, je suis infirmière undercover. Je soulage les malades, mais les médecins n’aiment pas trop ça. »
Le Dr Sam traduit ces étranges symboles: « Nous sommes bloqués. Nous allons devoir nous défendre, jusqu’à ce que nous puissions à nouveau emprunter la porte des Etoiles. » @Ziyah Gafic pour NEON
Les jours sont intenses au pied de la pyramide. Le temps se resserre, capturé dans une dimension parallèle. Je croise Mathieu, l’aventurier communiste disciple de Dominique Jongbloed. « On s’est fait avoir ! On voulait voir une pyramide, on s’est pris une carotte ! Et bien profond. » En revanche, Christophe reste sous le charme : « Je vais revenir l’an prochain. Entre-temps, je vais repasser mon bac. »
Beate apparaît soudain. « Tu es prêt à recevoir quelque chose ? » Elle lève les paumes et les fait tournoyer autour de mon crâne. Elle descend sur mes mains, insiste sur mes doigts, les caresse. Quand elle s’arrête, elle dit juste : « Je t’ai transmis un langage secret. Tu dois le traduire. C’est important pour nous. » J’attends de longues minutes, mais rien ne vient. Avant de partir, j’interroge une dernière fois Jonathan : et si tout était faux ? La pyramide, les Illuminati, les reptiliens, tout ? Il me répond avec un immense sourire : « Et alors ? Si ça me rend heureux ? Je sais que je construis ma propre réalité, mon propre rêve. Ça me convient. »
J'ai creusé la mystérieuse pyramide du Soleil
Salut Jeromec
L'argent ne sauvera pas le monde.
L'Univers fonctionne sur de l'énergie, en dehors de l'énergie rien exsite.
UN jour si les codes génétiques de l'Homme se détériore, ho la la.
Salut Jeromec
Fernand
MÉCHANT MÉLI-MÉLO !
Salut Jeromec,
J'ai lu ton billet.
Ça n'a pas l'air bien sérieux cette entreprise.
S'il s'agit d'un véritable site archéologique, probable que les bozos à l'oeuvre vont bien le saccager!
Pyramide yougoslavie... BONNE pour la BUSINESS !
UNE OPPORTUNITÉ TOURISTIQUE
Dans ce pays qui est l’un des plus pauvres d’Europe (avant-dernier selon le PIB/hab), et qui peine à se reconstruire après un conflit meurtrier marqué par un retour à une barbarie inouïe depuis 1945 sur ce continent, le projet de Semir Osmanagić est apparu à beaucoup de Bosniens comme une chance, comme un juste retour de l’histoire. Une chance d’abord économique : l’occasion de susciter des flux touristiques plus importants dans un pays qui ambitionne de développer ce secteur, en s’appuyant sur la qualité de son patrimoine naturel et la richesse de son patrimoine historique. La ruée annoncée des touristes vers Visoko, et plus globalement vers la Bosnie tout entière, est un argument fréquemment avancé par Semir Osmanagić parmi les raisons de soutenir son projet ; il s’étend volontiers sur la comparaison avec l’Égypte, qui encaisserait chaque année 15 milliards de dollars de recettes touristiques grâce à ses pyramides, et pronostique un détournement vers la Bosnie d’une part appréciable de ces recettes dans le futur. Cet argument, d’autant plus fort que Semir Osmanagić est lui-même un homme d’affaires prospère, est facilement entendu, tant des hommes politiques (selon Haris Silajdžić, membre de la présidence collégiale de Bosnie-Herzégovine en 2006 : « Let them dig and we’ll see what they find. Besides, it’s good for business » 82) que de la population locale : avec un taux de chômage dépassant les 40 %, les habitants de Visoko ont cru en un boom touristique fabuleux : les prix des terrains se sont envolés, beaucoup d’habitants se sont lancés dans de petites activités plus ou moins improvisées : buvettes, commerces de souvenirs, guides, gardiens de parking, la liste n’est pas exhaustive 83. Six années après l’euphorie des débuts, les espoirs de décollage économique de Visoko ont semble-t-il été quelque peu déçus ; le nombre exact de touristes est difficile à estimer, les chiffres avancés par la Fondation (400 000 visiteurs par exemple pour 2006) semblant très fantaisistes ; l’office de tourisme cantonal n’a apparemment pas enregistré de hausse significative du nombre de nuitées sur le secteur, et les commerçants de Visoko se plaignent de retombées limitées, les touristes ne faisant généralement que passer sans séjourner sur place. Mais, malgré tout, le site des « pyramides » attire tant bien que mal un flux plus ou moins régulier de visiteurs (essentiellement des voyages organisés par quelques agences, dont TA Respect, agence officielle de la Fondation ; des voyages scolaires ; et plus occasionnellement des touristes indépendants) qui font vivoter quelques petits commerces. Malgré cette relative déception, Semir Osmanagić (parfois surnommé « Oncle Sam ») apparaît toujours comme l’incarnation du rêve américain, un expatrié ayant réussi, un entrepreneur à succès, et donc symbole d’espoir en un avenir meilleur.
In https://journals.openedition.org/balkanologie/2298#tocto2n6