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Manifeste pour une renaissance du Kébek

par Vulcain @, samedi 11 avril 2020, 20:56 (il y a 2222 jours)

Voici un premier jet :
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Nous, Québécois indigènes, descendants de colons ou récents immigrants qui souhaitent vivre dans une nation unie, créatrice et respectueuse de la nature et des autres peuples et nations, avons pris conscience d’un certain nombre de problèmes actuels plus ou moins graves qui empêchent d’atteindre cet objectif et de vivre dans un réel Nouveau Monde.

Les indigènes ont été parqués dans des « réserves », à l’image d’animaux enfermés dans des zoos ou de prisonniers de camps de concentration.
Les accommodements « raisonables » ont attisé les dissensions entre les représentants de différentes cultures et traditions.
La poursuite effrénée du progrès technologique et de la recherche de confort matériel s’est réalisée au détriment de la nature, de l’environnement, de la santé et du bien-être intérieur.
La bureaucratie a grignoté la liberté au point de s’immiscer dangereusement dans le moindre aspect de nos vies quotidiennes (du certificat de naissance à celui de la mort, en passant par l’obligation de nombreux permis : construire, conduire, pêcher, chasser, enseigner, etc.).
L’économie est tombée sous le contrôle de financiers sans scrupule qui jouent au casino boursier pendant que d’autres se contentent de jouer au Monopoly.
Notre gouvernement n’est pas souverain, tributaire d’un plus grand pays : un lion qui asservit une licorne. Ses membres et représentants sont souvent trop distanciés du peuple, sans nécessité de rendre des comptes en cas de corruption, de malversation ou d’incapacité à travailler à son service.
Etc.

Ces différents facteurs ont contribué à conduire le Kébek dans une situation troublée, chaotique, en perte d’identité, perte de repères, sentiment de ne plus avoir d’avenir… On y trouve par conséquent de plus en plus d’individus éprouvés par des maladies diverses : génétiques, dégénératives, neurologiques, chroniques, mentales…

Le « Kébek » est le passage étroit par lequel la mère met au monde son enfant. Il est le pays par lequel la France, la mère patrie, la fille aînée de l’Église du Christ amènera la naissance du « Nouveau Monde ».
Cette Église n’est pas une assemblée de roches et de murs, mais d’êtres humains animés par l’Amour du prochain et la compassion. Ces êtres sont issus de différentes traditions religieuses (Juifs, bouddhistes, hindouistes, musulmans, chrétiens, animistes, francs-maçons, etc.), même si nombre d’entre eux ne se reconnaissent plus dans les institutions religieuses actuelles, souvent éloignées de leur esprit originel. L’enfantement ne se fait pas sans douleur. La crise actuelle est l’une d’elles.

Pour que la naissance du Nouveau Monde s’achève, il faudra que le passage s’élargisse. Il sera ainsi nécessaire d’assouplir les tissus sociétaux et civilisationnels. À cette fin, nous, Kébékois, appelons à l’instauration de mesures telles que les suivantes :
La décentralisation politique, parallèlement à la stimulation d’une participation populaire à la gouvernance (ceci, par exemple, par le biais de référendums d’initiative citoyenne et par la création de comités de quartier et de village).
La suppression de la plupart des règles et des normes bureaucratiques qui nuisent fortement à la créativité, à l’esprit d’entreprise, et restreignent d’autant la liberté.
La décentralisation de l’éducation, et la liberté laissée aux familles de pouvoir s’occuper elles-mêmes de l’enseignement de leurs enfants si elles le souhaitent et le peuvent.
L’établissement d’une banque centrale qui soit contrôlée de manière transparente par le peuple et non plus par d’obscurs fonctionnaires ou par des compagnies privées.
La disparition des réserves autochtones et la réparation des grands torts causés par les autres ethnies.
Une forte réduction des lois diverses pour ne conserver que les principes essentiels de la justice et d’une vie communautaire harmonieuse.
L’instauration d’un système représentatif qui puisse facilement permettre à n’importe quel citoyen d’être reconnu comme dirigeant ou guide kébékois s’il remporte une majorité de suffrages ou de demandes en ce sens.
Une réelle liberté de commerce et d’échanges qui puissent se faire aussi bien par troc que par une autre monnaie que celle de la devise nationale.
La fin du système d’imposition et de taxes, l’argent de la nation ayant désormais sa source dans la banque centrale (dont la réserve s’appuiera sur la force de travail du peuple et de ses machines, ainsi que sur les ressources naturelles du Kébek).
L’utilisation des ressources publicitaires et télévisuelles pour stimuler ce qu’il y a de meilleur chez les Kébékois ainsi que leur sens de la responsabilité individuelle et collective sans lesquels une nation unie ne saurait voir le jour.

Nous, Kébékois, sommes conscients que de telles mesures ne pourront être mises en œuvre par la force, mais par la reconnaissance quasi unanime de leur intérêt, de leur faisabilité et de leur valeur, puis par l’effort et le déploiement de nos capacités individuelles et collectives. Si nous le souhaitons avec suffisamment d’intensité et d’énergie, si nous persévérons jour après jour en direction d’un tel objectif, nous finirons par l’atteindre.

---
François

https://nouveau-monde.ca/

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